Prendre un rendez-vous

L’ombre du silence : le combat de Georges pour exister au grand jour

admission au séjour

Chaque matin, avant que le soleil ne vienne embraser la promenade des Anglais, Georges Diouf est déjà debout. Dans la fraîcheur de l’aube niçoise, il enfile ses vêtements de travail. Depuis des années, son quotidien est rythmé par le vrombissement des systèmes de ventilation qu’il installe, répare et entretient. Alors que ses collègues de travail saluent quotidiennement son dévouement et sa fiabilité, l’administration française l’a ignoré pendant des années, le reléguant au rang d’ombre anonyme perdue dans ses bases de données.  Son histoire n’est pas celle d’une fraude ou d’une fuite, mais celle d’un homme qui a choisi la France avec le cœur, bien avant d’y poser le pied en 2018. Depuis son enfance, ce pays incarnait pour lui une promesse de justice et d’avenir. Conscient que le déracinement exige une force herculéenne, il est arrivé porté par une volonté de fer et l’espoir d’offrir un horizon stable à sa famille. Hébergé au départ par un ami, il n’a pas ménagé ses efforts. Des petits boulots précaires aux missions d’intérim éprouvantes, il a tracé son sillon jusqu’à décrocher le Graal de tout travailleur : un contrat à durée indéterminée (CDI) dans une entreprise locale du bâtiment. L’intégration par le digne quotidien Pendant cinq ans, Georges a vécu selon une règle d’or : être un citoyen exemplaire avant même d’en avoir le titre. Il a appris les subtilités de la langue, payé scrupuleusement ses impôts, déclaré chaque centime gagné à la sueur de son front, et tissé des amitiés sincères dans son quartier. Son employeur, rapidement séduit par sa rigueur et ses compétences indispensables, a vu en lui un pilier pour son équipe. Georges ne demandait aucune faveur, aucune charité. Il voulait simplement travailler, vivre en paix, et regarder l’avenir sans la peur viscérale de voir sa vie s’effondrer au détour d’un contrôle d’identité. Fort de cette intégration irréprochable, il décide en 2023 de franchir le pas de la préfecture de Nice. Dans son dossier, méticuleusement trié, se trouve le résumé de sa vie française : cinq ans de présence ininterrompue, quatre ans de bulletins de salaire impeccables, des avis d’imposition et une lettre de soutien fervente de son patron. Ce dépôt de demande d’admission exceptionnelle au séjour n’était pas une requête arrogante, mais une main tendue vers l’administration pour formaliser une réalité déjà bien ancrée. « Je ne demandais pas de traitement de faveur, juste que l’on pose un regard humain sur mon parcours et mon travail. » Le mur invisible de l’administration Puis, le silence s’est installé. Un silence lourd, épais, presque méprisant. Les semaines sont devenues des mois. Pas une convocation, pas un courriel, pas la moindre explication. Dans le jargon juridique, ce vide porte un nom technique : le « refus implicite ». Au bout de quatre mois sans réponse, la loi considère que la préfecture a dit non, sans même avoir pris la peine de motiver sa décision. Pour Georges, ce fut un coup de massue psychologique. Comment un engagement si total, une transparence si absolue, pouvaient-ils se heurter à une telle absence de considération ? C’est à ce moment précis que le découragement aurait pu l’emporter. C’eût été mal connaître la résilience de cet homme. Refusant de se laisser broyer par cette machine bureaucratique aphone, Georges pousse la porte du cabinet d’avocats spécialisé en droit des étrangers. Le combat change alors de terrain : il quitte les guichets froids de la préfecture pour s’inviter devant les tribunaux. L’avocat saisit le tribunal administratif pour contester ce rejet injustifié. Devant les juges, les arguments alignés ne souffrent aucune contestation : une présence continue de cinq ans, une fidélité professionnelle de quatre ans au sein de la même entreprise, un casier judiciaire vierge, et une intégration sociale incontestable. Certes, Georges n’avait pas de famille proche sur le territoire national, mais ses racines étaient désormais ici, ancrées dans le tissu économique et humain de la Côte d’Azur. La délivrance sous la robe des juges Le tribunal administratif a finalement rendu une décision qui dépasse le simple cadre du droit. En analysant les pièces du dossier, le magistrat a annulé le refus implicite de la préfecture. Plus encore, le tribunal a enjoint l’État de délivrer un titre de séjour à Georges, assorti d’une indemnisation de 1 000 euros pour le préjudice subi. Lorsque la nouvelle est tombée, ce n’est pas la somme d’argent qui a fait trembler les mains de Georges, mais le sentiment profond d’avoir enfin retrouvé sa dignité. Pour la première fois depuis des années, il a pu inspirer un grand coup, sans cette oppression constante dans la poitrine. Le droit avait triomphé de l’inertie administrative. Le destin de Georges Diouf n’est malheureusement pas isolé. Il met en lumière le quotidien de milliers d’hommes et de femmes de l’ombre qui font tourner l’économie française, qui paient leurs cotisations, mais restent suspendus au bon vouloir de rouages administratifs parfois déshumanisés. Son histoire rappelle avec force que derrière chaque dossier poussiéreux sur un bureau préfectoral, il y a un cœur qui bat, une famille qui espère et une vie qui ne demande qu’à s’épanouir légalement. Pour Georges, le rêve français n’est plus en sursis : il s’écrit désormais au présent, et au grand jour.

Refus de séjour à Lyon : le combat de Léon Sahou

admission exceptionnelle au séjour

À Lyon, Léon Sahou pensait avoir construit une vie stable après des années d’ancrage en France, sans savoir qu’un simple silence administratif va tout bouleverser. Derrière un refus implicite de titre de séjour, c’est tout son avenir qui vacille, déclenchant une bataille juridique décisive face à la préfecture du Rhône. Une vie suspendue entre espoir et silence administratif À Lyon, dans le tumulte discret des démarches préfectorales, l’histoire de Léon Sahou commence comme celle de nombreux jeunes arrivés enfants en France. Né le 14 mars 2003 à Dakar, en Sénégal, Léon grandit pourtant loin de son pays natal. Depuis 2013, il vit en France auprès de sa mère, elle-même régularisée, dans un parcours fait d’ancrage, d’efforts scolaires et d’intégration progressive. C’est en 2022 que la trajectoire de Léon bascule. Léon, alors domicilié dans la région lyonnaise, engage une procédure d’admission exceptionnelle au séjour. Sa demande repose sur plusieurs fondements juridiques solides : son arrivée en France à l’âge de neuf ans, la présence de sa famille sur le territoire, et son insertion scolaire puis professionnelle. Étudiant en BTS Management Commercial Opérationnel, il enchaîne les expériences en alternance et développe une autonomie financière fragile mais réelle. Son quotidien est celui d’un jeune actif en construction, partagé entre cours, travail et démarches administratives. Une demande d’admission au séjour au cœur d’un litige Malgré tous less éléments que Léon a fourni dans son dossier de demande d’admission au séjour, la préfecture de Lyon est restée silencieuse. Aucune réponse ne lui état parvenue dans les délais légaux de 4 mois. Le silence de l’administration devient alors une décision implicite de rejet. Une absence de réponse qui, juridiquement, pèse aussi lourd qu’un refus explicite. Pour le ressortissant sénégalais, ce silence signifie l’arrêt brutal d’un projet de vie construit depuis l’enfance en France. Avec le cabinet du cabinet d’avocats en droit des étrangers, Léon saisit le tribunal administratif de Cergy afin de contester cette décision et faire reconnaître l’illégalité du refus. Une administration silencieuse et un droit contesté Au cœur du dossier, plusieurs arguments juridiques sont avancés. D’abord, l’absence de motivation de la décision implicite. En droit des étrangers, un refus de titre de séjour doit être justifié par des éléments précis de droit et de fait. Or, dans le cas de Léon, aucune explication ne lui est communiquée malgré sa demande formelle. Ensuite, la question de la vie privée et familiale est centrale. Installé en France depuis plus de dix ans, entouré de sa mère et de ses frères, Léon a construit l’ensemble de ses repères en France. Son intégration sociale et professionnelle est démontrée par ses études, ses contrats en alternance et sa stabilité sur le territoire. Le recours met également en avant l’article L. 435-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers, qui permet une régularisation pour motifs exceptionnels. L’arrivée à un très jeune âge, la durée de présence en France et l’absence de toute rupture d’intégration sont autant d’éléments qui renforcent sa situation. Le poids de la vie construite en France Au fil de la procédure, un constat s’impose : Léon Sahou n’a pas seulement vécu en France, il s’y est construit. Arrivé enfant, il a été scolarisé, formé, et inséré progressivement dans la société française. Sa vie, ses relations, ses études et son emploi s’y trouvent entièrement ancrés. L’éloigner du territoire reviendrait à rompre brutalement un équilibre établi depuis plus d’une décennie. Le tribunal examine alors la proportionnalité de la décision préfectorale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale. Dans ce contexte, l’absence de réponse claire de l’administration apparaît comme une défaillance significative dans l’examen de sa situation personnelle. Une décision de justice qui change tout Après plusieurs mois de procédure, le tribunal administratif rend finalement sa décision. Le refus implicite est annulé. Le juge reconnait les manquements de l’administration et l’erreur d’appréciation de la situation de Léon Sahou. En plus d’une carte de séjour adaptée à sa situation, la juridiction lui accorde une indemnisation de 1000 euros, venant réparer le préjudice subi du fait de l’inaction administrative et de l’incertitude prolongée dans laquelle il a été maintenu. Pour Léon, cette décision marque bien plus qu’une victoire juridique : elle représente la reconnaissance officielle d’un parcours de vie construit en France, malgré les obstacles administratifs. L’histoire de Léon Sahou illustre la réalité de nombreux jeunes arrivés enfants sur le territoire français et confrontés, à l’âge adulte, à la complexité des démarches relatives à la régularisation. Entre silence administratif, incertitude juridique et attente prolongée, son parcours met en lumière les conséquences humaines des dysfonctionnements administratifs.

L’effet-choc de la circulaire Retailleau : baisse de 42% des régularisations en France

régularisation

Les nouvelles orientations impulsées par l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, dans le sillage de la Loi Immigration du 26 janvier 2024, redessinent les contours du droit au séjour des étrangers en France. Depuis son application, le nombre de régularisations d’étrangers sans-papiers a chuté de 42% selon les statistiques de l’année 2025. Une chute drastique de l’admission exceptionnelle au séjour Pour l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, la régularisation n’est pas un droit, elle se mérite. Sa circulaire de fermeté, entrée en vigueur au début de l’année 2025, a mis fin à la circulaire du Valls, durcissant les règles d’éligibilité et changeant drastiquement la donne pour les sans-papiers en quête de régularité. Ainsi, depuis son application, les services préfectoraux ont délivré 11 012 cartes de séjour au motif d’AES contre 19001 l’année précédente entre le mois de janvier jusqu’à septembre 2025. Parmi ces statistiques, on compte : 2653 cartes de séjour AES pour motif économique, ce qui équivaut à une baisse de 54% comparé aux chiffres de 2024, et 3923 titres de séjour AES “vie privée et familiale” contre 20 085 pour 2024.   Les cartes de séjour délivrées aux anciens mineurs non accompagnés, quant à eux, sont les seules à connaître une légère hausse de 12%, allant de 3081 à 3454 titres de séjour. Besoin de demander l’admission exceptionnelle au séjour? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Les points clés de la circulaire Retailleau qui bloquent les dossiers Le durcissement des conditions de régularisation se ressent particulièrement dans l’examen des situations relevant de la vie privée et familiale. Les exigences liées à la durée de présence en France ont été significativement allongées, passant de 5 à 7 ans. “Comment faire pour vivre pendant 7 ans sans-papiers? “ déplorait une femme originaire du Côte d’Ivoire à InfoMigrants durant une manifestation en février 2025. “Je travaille sous alias car mon employeur ne veut pas embaucher des sans-papiers. Je n’ai pas de preuves pour prouver mon travail” racontait- elle, accablée par sa situation. Les travailleurs sans-papiers, quant à eux, doivent justifier de 3 années de présence en France et de 12 mois d’exercice dans un métier en tension au cours des deux dernières années. Et dans tous les cas, le niveau A2 du français (soit niveau collège) est exigé comme une preuve de plus de l’intégration à la société.  Obtenez sereinement votre titre de séjour avec l’appui d’un avocat Contactez-nous Travail et métiers en tension : Une voie de régularisation sous haute surveillance En dépit des consignes de l’ancien ministre de l’Intérieur appelant à favoriser la régularisation par le travail dans les métiers en tension au détriment des motifs familiaux, les résultats demeurent très limités. Les statistiques de la place Beauvau révèlent que seuls 666 titres « métiers en tension » ont été validés sur les trois premiers trimestres de l’année 2025, illustrant l’échec de la stratégie. Une liste de métiers en tension jugée “incomplète” Attendue de longue date par les syndicats, associations et patronats pour faciliter les régularisations, la nouvelle nomenclature des métiers en tension a été dévoilée en mai dernier, remplaçant la version de 2021. Si l’intégration des aides à domicile et des ménagères en Île-de-France est saluée comme une avancée, le texte final laisse un goût amer aux acteurs de terrain. Selon Jean-Albert Guidou, représentant de la CGT à Bobigny, cette liste occulte des secteurs vitaux où la main-d’œuvre étrangère est pourtant omniprésente. Le secrétaire général souligne notamment l’absence : du bâtiment (notamment le gros-œuvre) ; une grosse partie de la restauration et l’hôtellerie ; de la gestion des déchets ; et de la logistique en Île-de-France. Optimisez vos chances d’être admis au séjour Sollicitez un avocat Quelles conséquences juridiques pour les étrangers en France ? L’un des effets les plus immédiats de cette politique restrictive est l’augmentation des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Le refus de régularisation s’accompagne désormais automatiquement d’une obligation de quitter le territoire, plaçant les intéressés dans des situations de grande vulnérabilité. Cette dynamique entraîne mécaniquement une saturation des juridictions administratives. Les recours pour excès de pouvoir se multiplient, mobilisant avocats, associations et juridictions dans des contentieux souvent complexes et urgents. Cette évolution contribue aussi à la précarisation de profils pourtant bien insérés : travailleurs en CDI, parents d’enfants scolarisés, etc. Des individus intégrés dans le tissu économique et social deviennent, du jour au lendemain, difficilement régularisables. En conclusion, le bilan de cette première année d’application est sans appel : la circulaire Retailleau a pleinement atteint son objectif de réduction des régularisations. Avec une chute globale de 42 % des admissions exceptionnelles au séjour, le texte a réussi à instaurer le verrouillage administratif souhaité par l’ancien locataire de la place Beauvau.

Régularisation à Marseille : le combat d’Issa, enfin reconnu

admission esceptionnelle au séjour à Marseille

À Marseille, la mer est proche, mais l’administration peut sembler lointaine. Pour Issa M., chaque jour passé sans réponse sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour pesait un peu plus lourd que le précédent. Huit années d’ancrage, une vie construite dans l’ombre Arrivé sur le sol français, Issa a trouvé sa place à Marseille et n’a jamais cessé d’avancer. Il enchaine les emplois, trouve l’amour auprès de Cécilia, avec qui il fonde une famille. De cette union sont nés une petite fille nommée Maria et un garçon appelé Thomas, tous deux sont scolariés dans une école de la métropole. Après huit ans de présence continue, ce ressortissant népalais prend son courage à deux mains et demande son admission au séjour à la préfecture de la cité phocéenne. Le dossier est solide, fondé sur son parcours et sa situation en France et appuyé par des preuves tangibles. Pourtant, les mois passent depuis le dépôt de son dossier demande, et Issa n’avait toujours reçu aucune réponse de l’administration.  Quand l’administration se tait, un refus implicite naît En droit des étrangers, l’absence de réponse de la préfecture n’est jamais anodine. Un refus implicite est d’ailleurs survenu au bout de 4 mois de silence administratif. Choqué et déçu de cet aboutissement, Issa choisit de ne pas baisser les droits. Impossible pour cet étranger de voir ses 8 ans de vie et d’efforts réduits en poussière à cause d’un simple silence. Il fait alors appel au cabinet d’avocats en droit des étrangers qui va saisir le tribunal administratif pour défendre les droits de son client après une demande d’explication restée sans réponse envoyée à la préfecture. L’argumentaire était clair et l’objectif simple : Une issue favorable : la reconnaissance du droit À l’issue de la saisine, la justice tranche. Issa obtient gain de cause. Sa régularisation est reconnue, mettant fin à des mois d’angoisse et d’incertitude. En plus d’un titre de séjour adaptée à sa situation, le tribunal administratif lui octroie une indemnisation de 1000 euros pour couvrir ses frais de justice. Cette histoire rappelle une vérité essentielle: derrière chaque dossier se cachent une vie, des espoirs et un avenir. Face au silence administratif, l’expertise d’un avocat en droit des étrangers reste souvent la clé pour rétablir l’équilibre entre la rigueur du droit et la réalité des vies qu’il encadre.

Une longue bataille juridique pour faire valoir ses droits

admission exceptionnelle au séjour.

Allan avait le cœur rempli d’espoirs et d’ambitions lorsqu’il est arrivé en France. Loin des incertitudes de son pays natal et déterminé à accomplir ses rêves, il pose ses valises à Bobigny où il y construit sa vie. Au fil des ans, ce ressortissant malien s’intègre peu à peu la société. Il améliore son français, trouve un travail et tisse des liens. Sa demande d’admission au séjour est restée sans réponse, ce qui, selon la loi, équivaut à un rejet tacite de la préfecture. Des efforts incessants pour une intégration incontestable Depuis son arrivée à Bobigny en 2014, Allan s’est démené pour mener une vie stable et sereine sans dépendre ni déranger qui que ce soit. La chance a fini par tourner ce ressortissant étranger au début de l’année 2017, où il contracte un CDI en qualité d’agent de service dans une entreprise spécialisée dans le domaine du nettoyage et de l’entretien de locaux. Il y travaille pendant 5 ans. Ses employeurs louent sa loyauté et ses compétences. Ils ont même décidé de réévaluer son salaire, l’accompagnent et le soutiennent dans sa quête de régularisation.  Mais, la vie d’Allan ne se limite pas seulement sur le plan professionnel. Il noue de solides amitiés avec ses collègues et ses voisins. Son casier judiciaire est vierge. Il adhère aux principes fondamentaux de la République et veille toujours à payer ses impôts.  Un silence qui vaut rejet implicite Année après année, Allan a mené tranquillement sa vie. Son quotidien était rythmé par le travail et les sorties entre amis. Dix ans après avoir posé le pied en France, il demande son admission exceptionnelle au séjour. Il se renseigne sur la démarche sur le site officiel de la préfecture de Bobigny, rassemble les justificatifs indispensables et dépose son dossier dans les délais imposés.  Quatre mois passent après le dépôt de sa demande de carte de séjour, et aucune réponse ne lui parvient. Ce mutisme de la préfecture, dépassant le délai prévu par la loi, prend alors la valeur d’un refus implicite. Allan était dans l’incompréhension la plus totale. Il se demandait ce qu’il avait mal fait. Aurait-il oublié une pièce justificative ? Avait-il omis de mentionner une information dans sa demande ? Etc. Il était pourtant sûr d’avoir fait ce qu’il fallait, sachant que la moindre erreur entrainerait irrémédiablement à une décision défavorable.  Une bataille pour une vie Déterminé à défendre ses droits, Allan se tourne vers un cabinet d’avocats spécialisés en droit des étrangers pour contester la décision et espérer une régularisation. Comme le veut la procédure, ce dernier adresse une demande d’explication de cette décision à la préfecture de Bobigny, mais celle-ci demeure silencieuse.  Le cabinet porte alors l’affaire devant le tribunal administratif de Montreuil, installé au 7 rue Catherine Puig (à hauteur du 206 rue de Paris), dans l’objectif de trouver une issue favorable. Son argumentaire articulait autour du chemin parcouru par Allan sur le territoire. Voyant toutes les preuves des efforts d’intégration d’Allan et les arguments juridiques incontestables du cabinet, le juge choisit de lui accorder justice. Il ordonne à la préfecture de lui donner sa première carte de séjour. Allan reçoit aussi 1000 euros, comme indemnisation financière pour couvrir ses frais de justice. 

Métiers en tension en France, une passerelle pour se régulariser

métiers en tension

Douze mois d’expérience dans un secteur en pénurie de main-d’œuvre sont obligatoires pour être admis au séjour en France. La liste de métiers en tension 2025 redistribue les cartes pour les sans-papiers en quête de stabilité. Voici ses lignes directrices. Exercer dans un métier en tension, la clé pour décrocher un premier titre de séjour Exercer un métier en tension ou en manque de main-d’œuvre représente un tremplin vers la régularisation par le travail pour les ressortissants hors UE souhaitant s’installer dans l’Hexagone. En effet, la circulaire Retailleau permet l’admission exceptionnelle au séjour des travailleurs sans-papiers exerçant dans ce secteur sous conditions de résidence et d’activité. Les employeurs, quant à eux, n’ont pas l’obligation de diffuser préalablement une offre d’emploi pour pouvoir recruter des étrangers hors Union européenne en raison de la pénurie de candidats qualifiés et/ou intéressés.  Ce déficit s’explique souvent par des conditions de travail exigeantes, peu attractives et une méconnaissance des perspectives d’évolution offertes par ces métiers. Sur quels critères se base la liste des métiers en tension 2025 ? En 2021, l’État a diffusé une première liste des métiers éligibles à la régularisation des travailleurs sans papiers. Depuis 2024, cette dernière fait l’objet d’une révision annuelle afin de suivre l’évolution du marché du travail et de répondre au mieux aux besoins réels des entreprises.  La dernière mise à jour a été dévoilée le 22 mai 2025 par le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. S’inscrivant dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration, elle identifie les secteurs confrontés à de « réelles » difficultés de recrutement dans chaque région française.  Son élaboration repose sur 2 critères primordiaux dont :  Cette liste 2025 est beaucoup plus précise que ses aînées. De nouvelles professions comme cuisiner et employés de maison ont, par exemple, été ajoutées à la liste des secteurs en tension en Île-de-France tandis que les métiers de boucher et de géomètre ont été supprimés alors qu’ils subsistent dans d’autres régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes ou la Normandie. Quel travail pour les sans-papiers en France ? La liste 2025 met en lumière des secteurs où l’offre d’emploi dépasse considérablement le nombre de candidats sur tout le territoire français. Parmi ces professions, on compte le métier :  Le manque de main-d’œuvre se fait aussi sentir dans le BTP, l’agroalimentaire, ainsi que dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Des professions spécifiques sont aussi considérées comme en tension dans certaines régions seulement. Voici quelques exemples.  Régions Métiers en tension (liste non exhaustive) Auvergne-Rhône-Alpes – Bouchers– Agent d’entretien de locaux– Formateurs– Régleurs– Ingénieurs, cadres d’étude et chef de projets informatiques– Mainteniciens en biens électrodomestiques– Ouvriers de l’emballage et manutentionnaires– Ouvriers des industries chimiques et plastiques Bourgogne-Franche-Compté – Infirmiers– Bouchers– Ouvriers de l’emballage et manutentionnaires– Ouvriers des industries chimiques et plastiques– Techniciens en électricité et en électronique– Techniciens en mécanique et travail des métaux Bretagne – Ouvriers des industries chimiques et plastiques– Pêcheurs, aquaculteurs– Techniciens en électricité et en électronique– Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnement  Centre-Val-de-Loire – Bouchers– Bûcherons, sylviculteurs et agents forestiers– Ouvriers de l’emballage et manutentionnaires– Ouvriers de la maintenance en mécanique– Ouvriers du magasinage et de la manutention– Techniciens des services comptables et financiers– Techniciens en électricité et en électronique– Techniciens en mécanique et travail des métaux Grand-Est – Bouchers– Conducteurs et livreurs sur courte distance– Infirmiers– Ouvriers de l’emballage et manutentionnaires  Hauts-de-France – Bûcherons, sylviculteurs salariés et agents forestiers– Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur)– Infirmiers– Ingénieurs et cadres d’administration, maintenance en informatique– Ingénieurs et cadres des télécommunications– Chefs de projets informatiques– Artisans du textile et du cuir– Techniciens en mécanique et travail des métaux Ile-de-France – Agents de maîtrise et assimilés des industries de process– Cadres techniques, techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnement– Carrossiers automobiles– Chaudronniers, tôliers, traceurs, serruriers, métalliers, forgerons– Dessinateurs en électricité et en électronique– Dessinateurs en mécanique et travail des métaux– Infirmiers– Ingénieurs, cadres d’administration et d’études, de recherche, de développement et de maintenance en informatique– Chefs de projets informatiques– Ouvriers de l’électricité et de l’électronique– Ouvriers de l’ameublement et du travail du bois– Régleurs– Responsables logistiques– Techniciens des services comptables et financiers– Techniciens des transports et du tourisme– Techniciens experts Normandie – Chercheurs– Géomètres– Infirmiers– Pêcheurs, aquaculteurs– Régleurs– Techniciens experts Nouvelle-Aquitaine – Bûcherons, sylviculteurs salariés et agents forestiers– Formateurs– Mainteniciens en biens électrodomestiques– Pêcheurs, aquaculteurs– Sportifs et animateurs sportifs  Occitanie – Bouchers– Bûcherons, sylviculteurs salariés et agents forestiers– Chefs de projets informatiques– Infirmiers– Ouvriers du travail artisanal du cuir et du textile  Pays de la Loire – Agents de maîtrise et assimilés des industries de process– Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur)– Chefs de projets informatiques– Pêcheurs, aquaculteurs– Techniciens des services comptables et financiers– Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnement  PACA – Bouchers– Conducteurs routiers– Conducteurs d’engins agricoles ou forestiers– Formateurs– Infirmiers– Interprètes– Chefs de projets informatiques– Ouvriers du travail artisanal du cuir et du textile– Ouvriers de l’ameublement et du travail du bois– Techniciens d’étude et de développement en informatique  La liste complète des métiers en tension 2025 est disponible sur le service public de la diffusion du droit. Travailler dans un métier en tension suffit-il pour être régularisé ?  Bien qu’il s’agisse d’un critère majeur pour la régularisation par le travail, l’exercice d’un métier en tension, à lui seul, ne permet pas l’admission exceptionnelle au séjour.  Pour prétendre à un premier titre de séjour, vous devez impérativement : Il est important de noter que les professions libérales ou exercées en tant qu’entrepreneur ne sont pas recevables. Il en va de même pour les expériences en emploi saisonnier ou réalisées sous un titre de séjour étudiant. À ces conditions s’ajoute le respect strict des délais et de la procédure de demande établie par l’administration française. Par ailleurs, il est à noter que l’AES est conditionnée par l’appréciation du préfet. Chaque requête fait l’objet d’une vérification rigoureuse et toute fausse déclaration et/ou usage

© 2026 MHK AVOCATS – Droit des étrangers

Call Now Button