À Melun, l’espoir renaît après des mois de silence administratif

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Imaginez un quotidien où chaque matin commence par le même doute. À Melun, Joël vivait cette réalité. Installé en France depuis plus de 7 ans et salarié exemplaire, il pensait que le renouvellement de ses papiers ne serait qu’une simple formalité. Pourtant, après avoir déposé son dossier, il s’est heurté à un mur invisible : le silence. Pendant des mois, ce vide administratif a transformé sa vie stable en un équilibre précaire, mais l’espoir a fini par voir le jour grâce à un recours contentieux. 

L’épreuve psychologique du « refus implicite »

L’absence de réponse n’est pas qu’un retard technique ; c’est une source d’insécurité profonde. Pour Joël, ne pas recevoir de courrier, c’était voir son avenir s’effacer. 

Malgré son sérieux et ses efforts incessants, il se retrouvait dans une impasse, comme si ses années d’efforts étaient ignorées par le système. Ce silence des autorités préfectorales agissait comme une sentence, menaçant de faire basculer une vie honnête dans la clandestinité forcée.

“Cela fait pourtant 7 ans que je vis ici. Je travaille, paye mes impôts, je ne dérange personne…” déplore-t-il avec presque les larmes aux yeux, face au rejet implicite de sa demande, né 4 mois après le dépôt de son dossier. 

Courage et persévérance, des éléments clés pour reprendre le contrôle sur sa vie

Refusant de rester spectateur de sa propre chute, Joël a choisi de se battre. Il consulte le cabinet d’avocats en droit des étrangers et envoie une demande d’explication de la décision défavorable à la préfecture. 

Le défaut de réponse de cette dernière démontrait l’absence de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation du dossier de ce ressortissant népalais. Le cabinet a donc porté l’affaire devant le tribunal administratif pour débloquer la situation au plus vite.

Ce n’était pas une attaque, mais un cri pour être entendu : une manière de rappeler que derrière les numéros de dossiers, il y a des êtres humains avec des droits. 

Cette saisine a finalement fini par redonner au mot « justice » tout son sens. Le tribunal n’a pas seulement ordonné la délivrance de son titre de séjour ; il a également octroyé à Joël une indemnisation financière de 1000 euros pour couvrir ses frais de justice. 

Le parcours de Joël à Melun prouve que le découragement n’est pas la seule option face à une administration muette. Son succès est un message fort envoyé à tous ceux qui se sentent invisibles. Aujourd’hui, Joël peut enfin se projeter, travailler sereinement et regarder l’avenir avec l’assurance de celui qui a retrouvé sa place.

Maître Mickael Haïk
Avocat au Barreau de Paris, gérant du cabinet MHK Avocats

Maître Mickael Haïk a fondé le cabinet MHK Avocats avec une vision claire : offrir un accompagnement juridique d’excellence à tous celles et ceux qui...

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