Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon en faveur de la régularisation par le travail

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Dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour des politiques migratoires, Bruno Bernard a relancé un débat sensible en appelant à la régularisation des sans-papiers par le travail à l’aube des élections municipales et métropolitaines 2026. Une prise de position qui s’inscrit à la croisée d’enjeux économiques, sociaux et politiques. Une politique d’hospitalité active ambitieuse, confrontée à des limites structurelles Tous les ans, la Métropole de Lyon accueille des milliers de personnes vulnérables : familles, mères isolées avec enfants ou encore jeunes majeurs ayant traversé des parcours migratoires souvent éprouvants. Selon Bernard Bruno, sa proposition de favoriser la régularisation par le travail ne relève en rien de la naïveté. Il s’inscrit dans l’exercice des compétences sociales d’un territoire qui assume des responsabilités comparables à celles d’un département : protection de l’enfance, politiques d’insertion et accueil des publics les plus fragiles. Singulière dans le paysage institutionnel français, la Métropole de Lyon cumule à la fois les attributions d’une métropole et celles d’un département. À ce titre, elle déploie des dispositifs d’accompagnement social, assure des solutions d’hébergement et soutient financièrement des programmes favorisant l’insertion. Cependant, cette mobilisation se heurte à une limite structurelle, liée à l’absence de réponse cohérente à l’échelle nationale. Depuis 2020, la collectivité a renforcé sa politique d’accueil à travers une approche dite d’hospitalité active : hébergement d’urgence, suivi social approfondi, appui aux associations locales, apprentissage du français et premiers pas vers l’emploi. Elle a également soutenu des initiatives d’associations locales visant la régularisation par le travail. Toutefois, une contradiction persiste : si ces dispositifs permettent de sortir des personnes de la rue, ils ne leur offrent pas toujours la possibilité de s’inscrire durablement dans un parcours stable. Régularisez votre situation avec un avocat en droit des étrangers Contactez-nous Un enjeu économique et social majeur D’après le président écologiste, la régularisation par le travail s’impose comme une réponse pragmatique à des besoins bien réels. Dans des secteurs en tension — tels que le bâtiment, l’aide à domicile ou la restauration —, la pénurie de main-d’œuvre freine directement l’activité. Permettre à des travailleurs déjà présents sur le territoire d’accéder à un statut légal offrirait ainsi une solution rapide pour soutenir ces filières. Cette approche aurait également des effets significatifs sur le plan social. De nombreux sans-papiers vivent dans une grande précarité, marquée par un accès restreint aux droits et une insécurité juridique permanente. Une régularisation contribuerait à stabiliser leur situation et à améliorer durablement leurs conditions de vie. À 11 jours avant le premier tour des élections municipales et métropolitaines de 2026 à Lyon, Bruno Bernard illustrait concrètement ces enjeux. Il évoquait notamment Dana, infirmière arménienne polyglotte rencontrée dans un centre d’hébergement qui souhaite travailler sur le sol français, ainsi que Sekou, jeune majeur formé et prêt à travailler dans les secteurs du transport et du bâtiment, mais qui ne peut être embauché en raison de sa situation administrative. “Ces situations ne sont pas marginales. Elles sont devenues structurelles. Nous hébergeons. L’État bloque. Les personnes stagnent. Les dispositifs saturent. Les employeurs cherchent. L’absurdité est totale” a-t-il déclaré. Besoin de régulariser votre situation ? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Régularisation par le travail : un dispositif encadré Pour Bruno Bernard, la régularisation par le travail repose sur une logique claire : offrir une possibilité de séjour légal à des étrangers en situation irrégulière déjà engagés dans une activité professionnelle, sous réserve de remplir certaines conditions.  Bien que ce dispositif existe déjà, son accès reste limité en raison de critères exigeants, notamment : une résidence habituelle d’au moins 3 ans sur le sol français, et l’exercice d’une activité professionnelle d’au moins douze mois, au cours des deux dernières années, dans un secteur en tension.   Considérant la situation insoutenable, le président écologiste défend une approche à la fois pragmatique et responsable. Il propose la mise en place, à titre expérimental, d’un dispositif de régularisation par le travail, pensé en concertation avec les associations et les employeurs volontaires. Ce mécanisme ciblerait en priorité deux publics déjà accompagnés : les mères isolées avec de jeunes enfants, durablement cantonnées à l’hébergement d’urgence, ainsi que les jeunes majeurs dotés de compétences ou engagés dans un parcours de formation, mais privés de perspectives d’insertion.  L’ambition inclurait également un logement stable, un suivi social renforcé et un accès à l’emploi dans des secteurs en tension. En parallèle, un dialogue étroit avec les services de l’État permettrait selon l’élu soutenu par l’union de la gauche d’aboutir, au terme de ce cheminement, à une régularisation fondée sur l’activité professionnelle. Encadrée, limitée dans le temps et évaluée, cette expérimentation s’inscrit dans une logique de maîtrise des coûts tout en générant des bénéfices tangibles sur les plans humain, économique et social. Demandez votre premier titre de séjour en toute sérénité Contactez-nous Une opinion saluée et partagée Alors que l’État français maintient une ligne ferme en matière de lutte contre l’immigration irrégulière et de durcissement des conditions de régularisation, l’initiative portée par Bruno Bernard trouve néanmoins un accueil positif auprès de nombreuses associations engagées dans la défense des droits des étrangers. Dans un courrier adressé au média Ouest-France, Jean-Claude Tanguy (Finistère), interroge la cohérence des politiques actuelles. Il rappelle qu’au début du mois de février 2026, la préfecture du Finistère mettait en avant ses résultats : 377 interpellations, 133 expulsions, mais aussi 8 305 titres de séjour délivrés. S’il reconnaît la légitimité d’éloigner les étrangers en situation irrégulière impliqués dans des faits de délinquance, il questionne en revanche la pertinence de refuser, dans leur majorité, les demandes de régularisation par le travail, notamment dans les secteurs en tension. Plus largement, il invite à repenser l’approche actuelle en suggérant d’autoriser les demandeurs d’asile titulaires d’un récépissé à exercer une activité professionnelle tant que leur situation n’est pas définitivement tranchée. “ Ne serait-il pas plus réaliste de régulariser tous ces travailleurs sans-papiers qui oeuvrent à la bonne marche de notre économie depuis des mois? “ souligne-t-il en évoquant les fiches

Seine-Saint-Denis : enseignants et collectifs mobilisés à Bobigny pour les élèves sans papiers

élèves sans-papiers Bobigny

Face au durcissement des politiques migratoires et à l’expulsion d’un lycéen au Raincy, la communauté éducative de Seine-Saint-Denis se mobilise. Entre dénonciation des OQTF et demande de régularisation, retour sur le rassemblement du 13 février à Bobigny pour la protection des élèves étrangers. Une expulsion à l’origine d’une onde de choc à Bobigny Le vendredi 13 février 2026, les abords de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) à Bobigny ont pris des airs de tribune politique et sociale. Sous une pluie battante, une centaine de manifestants se sont réunis pour crier leur indignation à la suite de l’expulsion d’un élève du Raincy vers le Maroc. Si l’ambiance était calme et la manifestation encadrée par les autorités policières, le message était clair et sans équivoque : les élèves avec ou sans-papiers ont tous droit à l’éducation. Enseignants, syndicalistes, militants du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) et parents d’élèves n’ont pas hésité à exprimer leurs inquiétudes. “ Le durcissement des lois met les élèves dans une grande précarité. Ils ne peuvent pas se projeter, ni accéder à certaines formations “ a souligné Mona, membre du RESF, évoquant les difficultés rencontrées par les élèves dans leur quête de régularisation. Quant à Tristan, un professeur de français-histoire-géographie au lycée Théodore Monod à Noisy-le-Sec, il indique que les élèves étrangers présents sur le territoire sont de plus en plus victimes de répression. “On a besoin d’accompagnement, pas seulement de mesures sécuritaires” a-t-il déploré. Besoin de demander ou de renouveler votre titre de séjour? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant L’expulsion de jeunes majeurs : un frein brutal au parcours scolaire Le droit à l’éducation est un droit fondamental, mais pour les élèves étrangers, le passage à la majorité transforme souvent le rêve du cursus universitaire ou d’un avenir professionnel en un parcours du combattant administratif. Lors du rassemblement, les organisateurs ont pointé du doigt les parcours de régularisation « complètement stoppés ». Pour de nombreux jeunes majeurs, l’obtention d’un titre de séjour devient quasi impossible face à l’engorgement des préfectures et à la sévérité des nouvelles directives introduites par la loi Darmanin et la circulaire Retailleau. Jusqu’alors protégés en tant que mineurs, ces jeunes basculent dans le droit commun des étrangers dès leurs 18 ans. Faute de titre de séjour, ils peuvent faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), compromettant brutalement leur parcours scolaire et leur avenir. Régularisez vos papiers et sécurisez votre séjour en France Solliciter un avocat en droit des étrangers La précarité administrative : quel impact pour les lycéens de Seine-Saint-Denis ? Sur le terrain, les témoignages des personnels éducatifs s’avèrent alarmants. Les enseignant décrivent une réalité amère : celle d’élèves dont l’assiduité et les performances chutent sous le poids de la peur d’une OQTF. Mona, conseillère principale d’éducation à Saint-Denis, souligne les conséquences invisibles de la situation administrative précaire des élèves étrangers : Santé mentale dégradée : Stress chronique lié à l’incertitude du lendemain. Impossibilité de se projeter : Difficulté d’accès aux stages et aux formations en alternance faute d’autorisation de travail. Décrochage scolaire : Sentiment d’injustice face à un avenir barré malgré l’obtention des diplômes.   De son côté, Marion, une militante du collectif Inter Lycée 93, estime que les élèves ne sont plus capables de suivre correctement leurs études tant l’angoisse de l’absence de perspectives d’avenir sur le sol français est persistante. Un cadre législatif de plus en plus restrictif La mobilisation de Bobigny s’inscrit dans un contexte de tension législative large. Les manifestants ont vivement critiqué la loi asile-immigration du 27 janvier 2024 ainsi que la circulaire Retailleau entrée en vigueur l’année suivante. Ils accusent notamment ces feuilles de route de durcir les conditions d’accueil et de faciliter les éloignements, même pour les profils intégrés et scolarisés. Blandine, porte-parole de l’intersyndicale (CGT, FSU, Sud Éducation, CNT), a rappelé l’exigence de « sanctuariser le droit de finir sa scolarité et de protéger les élèves des OQTF ».  Demandez sereinement votre titre de séjour à Bobigny Constituez un dossier solide et maximisez vos chances de succès avec un expert en droit des étrangers Discutez avec un avocat dès maintenant Quelles perspectives pour les élèves sans papiers en Seinne-Saint-Denis? Les collectifs mobilisés à Bobigny formulent plusieurs revendications : la régularisation des étudiants étrangers sans-papiers, la nécessité des institutions scolaires à faciliter les démarches administratives, et la garantie d’un accès digne aux droits fondamentaux.   Pour l’heure, les perspectives restent incertaines selon les manifestants présents sur les lieux. Les échanges se sont multipliés autour des obstacles rencontrés pour décrocher un titre de séjour, un rendez-vous en préfecture, etc. Les témoignages font état d’élèves prometteurs, mais fragilisés par l’angoisse liée à leur avenir incertain. D’autres personnes décrivent des familles entières suspendues à une attente interminable. Dans ce contexte, les mobilisations locales apparaissent comme un levier essentiel pour faire émerger des solutions au cas par cas. Pour Mona, la question ne se limite pas à l’obtention rapide de résultats tangibles. À ses yeux, l’essentiel réside ailleurs : « Je ne sais pas si cela fera bouger les choses, mais c’est un devoir. Chaque mobilisation a son importance », affirme-t-elle à la fin du rassemblement. Faites valoir votre droit au séjour Contactez-nous Ce que prévoit le droit des étrangers pour les étudiants sans-papiers D’un point de vue juridique, la situation des élèves sans papiers reste marquée par une grande fragilité. Être inscrit dans un établissement scolaire ne garantit pas l’obtention d’un titre de séjour. Des justificatifs de ressources financières supérieures ou égales à 615 euros par mois sont notamment requis pour espérer une régularisation. Toutefois, des dispositifs existent. Les élèves peuvent solliciter une régularisation au titre de leur vie privée et familiale ou dans le cadre d’une admission exceptionnelle au séjour selon leur situation. Ces demandes sont examinées au cas par cas par les préfectures, qui disposent d’un large pouvoir d’appréciation. En parallèle, il est important de se rappeler que chaque refus s’accompagne désormais d’une OQTF.

France : reprise des expulsions d’Algériens visés par une OQTF en 2026

expulsions algériens sous OQTF

Après une année de gel diplomatique, la France relance officiellement les expulsions de ressortissants algériens visés par une OQTF vers leur pays d’origine. Ce déblocage, fruit de négociations bilatérales sur la délivrance des laissez-passer consulaires, marque un tournant majeur pour les préfectures et les administrés. Pourquoi les expulsions vers l’Algérie étaient-elles à l’arrêt ? Plusieurs raisons expliquent l’arrêt des expulsions de ressortissants algériens vers leur pays d’origine. L’exécution d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) suppose que le pays d’origine reconnaisse la nationalité de l’intéressé et accepte son retour. Cette acceptation se traduit par la délivrance d’un laissez-passer consulaire dit LPC.  Or durant l’année écoulée, les autorités algériennes ont refusé de délivrer ce document. À titre d’illustration, selon le Premier ministre François Bayrou, l’Algérie avait refusé à 14 reprises l’expulsion par l’Hexagone de son ressortissant suspecté d’avoir assassiné à l’arme blanche un passant le 22 février 2025 à Mulhouse. L’homme était déjà connu des services policiers, fiché dans le FSPRT (fichier de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) et visé par une OQTF dont l’exécution a déjà été empêchée par l’Algérie. Ce blocage s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques entre les deux pays. La question migratoire est devenue un levier diplomatique, chaque État utilisant la coopération (ou son absence) comme moyen de pression. D’ailleurs lors d’une réunion en 2025, le Premier ministre a déclaré que l’Hexagone allait demander à l’Algérie le réexamen de la totalité des accords de 1968 et la manière dont ils sont exécutés. À ces tensions déjà présentes s’ajoute la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, territoire au statut non défini d’après l’ONU, où un conflit de plus de 50 ans oppose le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario qui sont soutenus par l’Algérie. Besoin de conteser une OQTF? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Reprise des expulsions : que s’est-il passé ? D’après La Cimade, les ressortissants algériens faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sont à nouveau reconduits vers l’Algérie. Cette reprise progressive semble résulter de négociations bilatérales entre la France et les autorités algériennes. Sans communication exhaustive sur leur contenu, ces échanges auraient permis d’aboutir à des engagements réciproques, notamment en matière de réadmission. Présente au sein des centres de rétention administrative (CRA), l’association en faveur du droit des étrangers fait état d’une reprise concrète des renvois. Elle indique ainsi que deux Algériens retenus au CRA de Rennes ont été expulsés le mercredi 25 mars 2026. D’après elle, l’un est arrivé en France en 2024 et était retenu depuis deux mois en CRA. L’autre, marié avec une Française et père de trois enfants majeurs, vivait sur le territoire depuis 40 ans.  Préservez votre droit au séjour avec l’aide d’un avocat en droit des étrangers Contactez-nous Quelles conséquences juridiques pour les ressortissants algériens en France? Après une période de gel des expulsions, la reprise de la délivrance des laissez-passer consulaires par les autorités algériennes marque un tournant décisif. Ce déblocage administratif entraîne une série de répercussions immédiates sur le statut et la liberté de mouvement des personnes concernées. Réactivation des OQTF en attente Pour les ressortissants algériens, la fin du blocage signifie que les OQTF notifiées il y a plusieurs mois — et restées lettres mortes — redeviennent exécutoires. L’administration peut désormais procéder à l’interpellation et à l’éloignement de personnes qui se pensaient « protégées » par l’inertie consulaire. Risques accrus de placement en rétention administrative Le changement le plus visible se situe dans les centres de rétention administrative (CRA). Le rétablissement du dialogue avec les consulats justifie à nouveau, aux yeux des juges, le maintien en rétention, car la perspective d’un départ est redevenue réelle. Note : La durée de rétention administrative peut désormais s’étendre à 210 jours, augmentant la pression sur les étrangers en situation irrégulière. Contestez votre OQTF avec efficacité Constituez un dossier solide et maximisez vos chances de succès avec un expert en droit des étrangers Discutez avec un avocat dès maintenant Une politique de fermeté généralisée Si le déblocage avec l’Alger fait la une de l’actualité, il ne constitue que la partie émergée d’une stratégie migratoire globale. La France redouble d’efforts pour contrôler les flux migratoires sur son sol, rappelant que l’OQTF reste l’outil principal de lutte contre l’immigration irrégulière, quelle que soit la nationalité du ressortissant concerné. Pourquoi pouvez-vous recevoir une OQTF ? Plusieurs raisons peuvent pousser l’administration à vous octroyer une obligation de quitter le territoire français :  Le refus de titre de séjour : la circulaire Retailleau, appliquée depuis le mois de janvier 2025, demande aux préfectures d’accompagner systématiquement les refus de titre de séjour d’une OQTF; L’entrée ou le séjour irrégulier : Si vous avez franchi la frontière sans visa ou si vous êtes resté en France après l’expiration de votre titre de séjour ou de votre visa, vous risquez une OQTF ; La menace à l’ordre public : Un motif de plus en plus invoqué, notamment pour les profils signalés ou ayant fait l’objet de condamnations pénales ; Le travail dissimulé : l’administration peut engager une procédure d’OQTF à votre encontre, si elle constate que vous exercez une activité professionnelle sans avoir d’autorisation de travail ; Le retrait du droit d’asile : Si l’OFPRA ou la CNDA rejette définitivement votre demande de protection. Faites valoir votre droit au séjour avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers Contactez-nous Les recours : une course contre la montre Une OQTF n’est pas une fatalité, mais la réactivité est votre meilleure arme. Selon les cas, vous disposez de délais extrêmement courts pour saisir le tribunal administratif : 30 jours : C’est le délai classique pour une OQTF « normale » notifiée par courrier. 7 jours : Si la mesure d’éloignement est assortie d’une assignation à résidence 48 heures : si l’OQTF s’accompagne d’un placement en CRA.   Dans tous les cas, le recours doit être introduit devant le tribunal

L’effet-choc de la circulaire Retailleau : baisse de 42% des régularisations en France

régularisation

Les nouvelles orientations impulsées par l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, dans le sillage de la Loi Immigration du 26 janvier 2024, redessinent les contours du droit au séjour des étrangers en France. Depuis son application, le nombre de régularisations d’étrangers sans-papiers a chuté de 42% selon les statistiques de l’année 2025. Une chute drastique de l’admission exceptionnelle au séjour Pour l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, la régularisation n’est pas un droit, elle se mérite. Sa circulaire de fermeté, entrée en vigueur au début de l’année 2025, a mis fin à la circulaire du Valls, durcissant les règles d’éligibilité et changeant drastiquement la donne pour les sans-papiers en quête de régularité. Ainsi, depuis son application, les services préfectoraux ont délivré 11 012 cartes de séjour au motif d’AES contre 19001 l’année précédente entre le mois de janvier jusqu’à septembre 2025. Parmi ces statistiques, on compte : 2653 cartes de séjour AES pour motif économique, ce qui équivaut à une baisse de 54% comparé aux chiffres de 2024, et 3923 titres de séjour AES “vie privée et familiale” contre 20 085 pour 2024.   Les cartes de séjour délivrées aux anciens mineurs non accompagnés, quant à eux, sont les seules à connaître une légère hausse de 12%, allant de 3081 à 3454 titres de séjour. Besoin de demander l’admission exceptionnelle au séjour? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Les points clés de la circulaire Retailleau qui bloquent les dossiers Le durcissement des conditions de régularisation se ressent particulièrement dans l’examen des situations relevant de la vie privée et familiale. Les exigences liées à la durée de présence en France ont été significativement allongées, passant de 5 à 7 ans. “Comment faire pour vivre pendant 7 ans sans-papiers? “ déplorait une femme originaire du Côte d’Ivoire à InfoMigrants durant une manifestation en février 2025. “Je travaille sous alias car mon employeur ne veut pas embaucher des sans-papiers. Je n’ai pas de preuves pour prouver mon travail” racontait- elle, accablée par sa situation. Les travailleurs sans-papiers, quant à eux, doivent justifier de 3 années de présence en France et de 12 mois d’exercice dans un métier en tension au cours des deux dernières années. Et dans tous les cas, le niveau A2 du français (soit niveau collège) est exigé comme une preuve de plus de l’intégration à la société.  Obtenez sereinement votre titre de séjour avec l’appui d’un avocat Contactez-nous Travail et métiers en tension : Une voie de régularisation sous haute surveillance En dépit des consignes de l’ancien ministre de l’Intérieur appelant à favoriser la régularisation par le travail dans les métiers en tension au détriment des motifs familiaux, les résultats demeurent très limités. Les statistiques de la place Beauvau révèlent que seuls 666 titres « métiers en tension » ont été validés sur les trois premiers trimestres de l’année 2025, illustrant l’échec de la stratégie. Une liste de métiers en tension jugée “incomplète” Attendue de longue date par les syndicats, associations et patronats pour faciliter les régularisations, la nouvelle nomenclature des métiers en tension a été dévoilée en mai dernier, remplaçant la version de 2021. Si l’intégration des aides à domicile et des ménagères en Île-de-France est saluée comme une avancée, le texte final laisse un goût amer aux acteurs de terrain. Selon Jean-Albert Guidou, représentant de la CGT à Bobigny, cette liste occulte des secteurs vitaux où la main-d’œuvre étrangère est pourtant omniprésente. Le secrétaire général souligne notamment l’absence : du bâtiment (notamment le gros-œuvre) ; une grosse partie de la restauration et l’hôtellerie ; de la gestion des déchets ; et de la logistique en Île-de-France. Optimisez vos chances d’être admis au séjour Sollicitez un avocat Quelles conséquences juridiques pour les étrangers en France ? L’un des effets les plus immédiats de cette politique restrictive est l’augmentation des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Le refus de régularisation s’accompagne désormais automatiquement d’une obligation de quitter le territoire, plaçant les intéressés dans des situations de grande vulnérabilité. Cette dynamique entraîne mécaniquement une saturation des juridictions administratives. Les recours pour excès de pouvoir se multiplient, mobilisant avocats, associations et juridictions dans des contentieux souvent complexes et urgents. Cette évolution contribue aussi à la précarisation de profils pourtant bien insérés : travailleurs en CDI, parents d’enfants scolarisés, etc. Des individus intégrés dans le tissu économique et social deviennent, du jour au lendemain, difficilement régularisables. En conclusion, le bilan de cette première année d’application est sans appel : la circulaire Retailleau a pleinement atteint son objectif de réduction des régularisations. Avec une chute globale de 42 % des admissions exceptionnelles au séjour, le texte a réussi à instaurer le verrouillage administratif souhaité par l’ancien locataire de la place Beauvau.

Suspension de l’immigration légale : une proposition choc qui divise

immigration

Au mois de janvier 2026, Gérald Darmanin, ministre de la Justice aux ambitions présidentielles de moins en moins voilées, a proposé la suspension de l’immigration légale en France pour une durée de 2 à 3 ans. Un virage à 180 degrés qui suscite plus d’enthousiasme que de rejets. Gel de l’immigration par le travail et le regroupement familial pour 2 à 3 ans Invité sur le plateau de LCI le 25 janvier 2026, Gérarld Darmanin exprime son souhait d’instaurer un moratoire de 2 à 3 ans sur les flux migratoires réguliers.  Cette mesure est née du constat du ministre de la Justice sur la situation actuelle qui est contradiction avec l’objectif affiché. Vouloir réduire l’immigration tout maintenant une demande accrue de la main-d’oeuvre étrangère relève de « l’hypocrisie » pour le garde des Sceaux. D’autant plus que le chômage sur le territoire atteint un taux de 7,9% en fin 2025. Cette pause ne s’appliquerait que dans le cadre du regroupement familial et du travail. Les profils d’excellence – notamment les chercheurs, les médecins et quelques étudiants talentueux- pourraient conserver leur ticket pour la France.  Une politique de quotas et une augmentation des salaires comme contreparties En contrepartie de cette “suspension”, le garde des Sceaux avance l’idée d’une revalorisation salariale ciblée. La raréfaction de la main-d’œuvre étrangère aurait pour effet d’inciter les employeurs à rendre certains secteurs “peu attractifs” financièrement plus compétitifs. L’objectif est de favoriser l’accès durable à l’emploi, tant pour les Français que pour les ressortissants étrangers déjà en situation régulière.  En complément, Gérarld Darmanin plaide pour une politique migratoire de quotas définis en concertation avec la population française à l’issue de la période de 2 ou 3 ans prévue pour le gel. S’il reste opposé à une régularisation massive, il admet des exceptions pour les travailleurs sans casier judiciaire et les personnes persécutées dans leur pays d’origine. Le ministre de la Justice rappelle néanmoins qu’une telle réforme supposerait une révision de la Constitution.  Moratoire Darmanin : l’opinion publique en phase, l’opposition en feu Bien que restée au stade de proposition, l’initiative du ministre de la Justice résonne fortement dans une France en proie au doute identitaire.  Selon un sondage publié par CNews, pas moins de 67 % des Français de 18 à 64 ans se disent favorables à cette suspension temporaire de l’immigration, avec une adhésion particulièrement marquée chez les femmes (69%). Selon LeFigaro, beaucoup auraient une “mauvaise opinion” de la politique migratoire actuelle à la lumière des données récentes de la DGEF faisant état d’un nouveau record de 4,5 millions de cartes de séjour valides à la fin de l’année 2025.  Si le soutien populaire semble acquis, la classe politique, elle, reste divisée. La mesure fait quasiment le plein avec 95 % de soutien chez les électeurs du Rassemblement National et de Reconquête, suivis de près par Les Républicains (87 %). Le camp d’Emmanuel Macron apparaît plus nuancé. Si 63 % des partisans de Renaissance valident la mesure, ce taux tombe à 58 % à l’échelle de l’ensemble des soutiens du Président de la République. En revanche, le projet se heurte à un rejet majoritaire du côté de la gauche. 58 % des Insoumis, 60 % des électeurs socialistes et 66 % des écologistes se disent défavorables à ce gel de l’immigration légale.

Rapport immigration 2025 : de nouveaux records pour la France

titre de séjour

L’année 2025 restera dans les annales. La France a délivré plus de 380 000 premiers titres de séjour, validé plus de 955 000 renouvellements, et compte près de 4,5 millions de cartes de séjour actives. Entre afflux d’étudiants, enjeux humanitaires et migrations géopolitiques, les derniers chiffres de la DGEF révèlent des records historiques pour l’Hexagone.  384 230 premiers titres de séjour délivrés Jamais l’administration française n’avait accueilli autant de ressortissants étrangers sur son territoire. Avec 384 230 premiers titres de séjour accordés, le pays atteint un nouveau sommet. D’après le rapport de la DGEF publié le mardi 27 janvier, cette hausse de 11,2% s’explique par l’arrivée massive : L’évolution la plus spectaculaire concerne les Ukrainiens, dont le nombre a quadruplé en un an : 14 400 nouveaux titres, soit 306 % de plus que l’année dernière. Les Afghans suivent également la tendance, avec 18 000 premières cartes attribuées, ce qui équivaut à 5 656 de plus qu’en 2024.  Par contre, un mouvement inverse se dessine du côté du Maghreb. Si cette région reste le principal bassin migratoire vers la France depuis 2017, la Direction générale des étrangers en France constate un léger ralentissement de 2,3% pour le Maroc et de 6,2% pour la Tunisie. Cap vers le million pour les renouvellements En 2025, le renouvellement des titres de séjour a frôlé la barre symbolique du million, avec 955 080 demandes validées contre 887 715 l’an dernier. La famille reste le motif principal (366 000 titres), suivie de près par les motifs économiques, étudiants et divers qui totalisent plus de 542 000 validations. En revanche, les renouvellements de cartes de séjour pour motif humanitaire enregistrent une baisse de 0,4%, passant de 46 481 en 2024 à 46 300 en 2025. Près de 4,5 millions de titres de séjour actifs : un chiffre qui fait polémique  Au total, la Direction générale des étrangers en France enregistre 4 470 970 de titres de séjour en cours de validité à la fin de l’année 2025. Ce chiffre, égal à 8,1% de la population adulte sur le territoire, est fortement critiqué par la droite qui fustige l’absence de volonté du Président de la République de reprendre le contrôle de l’immigration. Pour Jordan Bardella, cette dynamique ferait peser un risque majeur sur l’identité nationale. Le président du Rassemblement national promet un net changement de cap en cas d’alternance politique, affirmant vouloir enrayer ce qu’il qualifie de « hausse incontrôlée ». Bruno Retailleau, patron des Républicains, milite pour une rupture des accords franco-algériens et un contrôle migratoire exclusif du ministère de l’Intérieur.  Face à ce constat jugé préoccupant sous l’ère Macron, Gérald Darmanin propose une mesure radicale. Pour « stopper l’hémorragie », le ministre de la Justice plaide pour une suspension complète de l’immigration régulière sur une période de deux à trois ans.

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