Suspension de l’immigration légale : une proposition choc qui divise

Au mois de janvier 2026, Gérald Darmanin, ministre de la Justice aux ambitions présidentielles de moins en moins voilées, a proposé la suspension de l’immigration légale en France pour une durée de 2 à 3 ans. Un virage à 180 degrés qui suscite plus d’enthousiasme que de rejets. Gel de l’immigration par le travail et le regroupement familial pour 2 à 3 ans Invité sur le plateau de LCI le 25 janvier 2026, Gérarld Darmanin exprime son souhait d’instaurer un moratoire de 2 à 3 ans sur les flux migratoires réguliers. Cette mesure est née du constat du ministre de la Justice sur la situation actuelle qui est contradiction avec l’objectif affiché. Vouloir réduire l’immigration tout maintenant une demande accrue de la main-d’oeuvre étrangère relève de « l’hypocrisie » pour le garde des Sceaux. D’autant plus que le chômage sur le territoire atteint un taux de 7,9% en fin 2025. Cette pause ne s’appliquerait que dans le cadre du regroupement familial et du travail. Les profils d’excellence – notamment les chercheurs, les médecins et quelques étudiants talentueux- pourraient conserver leur ticket pour la France. Une politique de quotas et une augmentation des salaires comme contreparties En contrepartie de cette “suspension”, le garde des Sceaux avance l’idée d’une revalorisation salariale ciblée. La raréfaction de la main-d’œuvre étrangère aurait pour effet d’inciter les employeurs à rendre certains secteurs “peu attractifs” financièrement plus compétitifs. L’objectif est de favoriser l’accès durable à l’emploi, tant pour les Français que pour les ressortissants étrangers déjà en situation régulière. En complément, Gérarld Darmanin plaide pour une politique migratoire de quotas définis en concertation avec la population française à l’issue de la période de 2 ou 3 ans prévue pour le gel. S’il reste opposé à une régularisation massive, il admet des exceptions pour les travailleurs sans casier judiciaire et les personnes persécutées dans leur pays d’origine. Le ministre de la Justice rappelle néanmoins qu’une telle réforme supposerait une révision de la Constitution. Moratoire Darmanin : l’opinion publique en phase, l’opposition en feu Bien que restée au stade de proposition, l’initiative du ministre de la Justice résonne fortement dans une France en proie au doute identitaire. Selon un sondage publié par CNews, pas moins de 67 % des Français de 18 à 64 ans se disent favorables à cette suspension temporaire de l’immigration, avec une adhésion particulièrement marquée chez les femmes (69%). Selon LeFigaro, beaucoup auraient une “mauvaise opinion” de la politique migratoire actuelle à la lumière des données récentes de la DGEF faisant état d’un nouveau record de 4,5 millions de cartes de séjour valides à la fin de l’année 2025. Si le soutien populaire semble acquis, la classe politique, elle, reste divisée. La mesure fait quasiment le plein avec 95 % de soutien chez les électeurs du Rassemblement National et de Reconquête, suivis de près par Les Républicains (87 %). Le camp d’Emmanuel Macron apparaît plus nuancé. Si 63 % des partisans de Renaissance valident la mesure, ce taux tombe à 58 % à l’échelle de l’ensemble des soutiens du Président de la République. En revanche, le projet se heurte à un rejet majoritaire du côté de la gauche. 58 % des Insoumis, 60 % des électeurs socialistes et 66 % des écologistes se disent défavorables à ce gel de l’immigration légale.
Rapport immigration 2025 : de nouveaux records pour la France

L’année 2025 restera dans les annales. La France a délivré plus de 380 000 premiers titres de séjour, validé plus de 955 000 renouvellements, et compte près de 4,5 millions de cartes de séjour actives. Entre afflux d’étudiants, enjeux humanitaires et migrations géopolitiques, les derniers chiffres de la DGEF révèlent des records historiques pour l’Hexagone. 384 230 premiers titres de séjour délivrés Jamais l’administration française n’avait accueilli autant de ressortissants étrangers sur son territoire. Avec 384 230 premiers titres de séjour accordés, le pays atteint un nouveau sommet. D’après le rapport de la DGEF publié le mardi 27 janvier, cette hausse de 11,2% s’explique par l’arrivée massive : L’évolution la plus spectaculaire concerne les Ukrainiens, dont le nombre a quadruplé en un an : 14 400 nouveaux titres, soit 306 % de plus que l’année dernière. Les Afghans suivent également la tendance, avec 18 000 premières cartes attribuées, ce qui équivaut à 5 656 de plus qu’en 2024. Par contre, un mouvement inverse se dessine du côté du Maghreb. Si cette région reste le principal bassin migratoire vers la France depuis 2017, la Direction générale des étrangers en France constate un léger ralentissement de 2,3% pour le Maroc et de 6,2% pour la Tunisie. Cap vers le million pour les renouvellements En 2025, le renouvellement des titres de séjour a frôlé la barre symbolique du million, avec 955 080 demandes validées contre 887 715 l’an dernier. La famille reste le motif principal (366 000 titres), suivie de près par les motifs économiques, étudiants et divers qui totalisent plus de 542 000 validations. En revanche, les renouvellements de cartes de séjour pour motif humanitaire enregistrent une baisse de 0,4%, passant de 46 481 en 2024 à 46 300 en 2025. Près de 4,5 millions de titres de séjour actifs : un chiffre qui fait polémique Au total, la Direction générale des étrangers en France enregistre 4 470 970 de titres de séjour en cours de validité à la fin de l’année 2025. Ce chiffre, égal à 8,1% de la population adulte sur le territoire, est fortement critiqué par la droite qui fustige l’absence de volonté du Président de la République de reprendre le contrôle de l’immigration. Pour Jordan Bardella, cette dynamique ferait peser un risque majeur sur l’identité nationale. Le président du Rassemblement national promet un net changement de cap en cas d’alternance politique, affirmant vouloir enrayer ce qu’il qualifie de « hausse incontrôlée ». Bruno Retailleau, patron des Républicains, milite pour une rupture des accords franco-algériens et un contrôle migratoire exclusif du ministère de l’Intérieur. Face à ce constat jugé préoccupant sous l’ère Macron, Gérald Darmanin propose une mesure radicale. Pour « stopper l’hémorragie », le ministre de la Justice plaide pour une suspension complète de l’immigration régulière sur une période de deux à trois ans.
300 euros pour obtenir un titre de séjour et 255 euros pour devenir français dès 2026

Adopté le 2 février, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 acte une hausse significative des taxes liées au séjour et à la citoyenneté. Entre volonté de renflouer les caisses de l’État et durcissement de la politique migratoire, voici le détail de ce qui vous attend au guichet. Le nouveau barème des titres de séjour et procédures de naturalisation française L’article 30 du PLF 2026 modifie drastiquement le montant des taxes prévues par le CESEDA dans le cadre de la délivrance de titre de séjour et de procédure de naturalisation. Procédure Ancien tarif Nouveau tarif du PLF 2026 Première demande de titre de long séjour ou de carte de résident 200 euros 300 euros Demande titre de séjour étudiant et bénéficiaire du regroupement familial 50 euros 100 euros Demande et renouvellement des autres types de titre de séjour 25 euros 50 euros Droit de visa de régularisation pour les étrangers entrés sans visa sur le territoire 200 euros 300 euros dont 100 euros prélevés lors du dépôt du dossier et non remboursables en cas de refus. Droit de timbre 25 euros 50 euros Demande de naturalisation 55 euros 255 euros Exemple : Pour renouveler une carte de résident aujourd’hui, l’addition passe de 225 € à 350 € (300 € de taxe + 50 € de timbre fiscal). Outre la modification des taxes existantes, le budget 2026 prévoit aussi la création d’une taxe de 100 euros pour la délivrance et le renouvellement d’autorisation provisoire de séjour. Un objectif budgétaire assumé… Cette mesure s’inscrit dans une gestion rigoureuse des finances publiques : elle devrait permettre de générer 160 millions d’euros de recettes supplémentaires. Pour le gouvernement, cette mise à jour tarifaire répond avant tout à un besoin de cohérence avec nos voisins. L’exécutif souhaite aligner les droits de timbre français sur la moyenne constatée au sein de l’Union européenne, garantissant un système plus homogène à l’échelle du continent. Une réforme sous le feu des critiques Dans un communiqué diffusé au lendemain de l’adoption de cette mesure, la Cimade dénonce le montant exorbitant de ces taxes pourtant destinées à des publics souvent précaires. À cela s’ajoutent la complexité des démarches dématérialisées, la rareté des rendez-vous en préfecture et les délais d’instruction excessifs qui n’arrangent pas leur situation. “Ces montants associés aux effets des dysfonctionnements administratifs constituent de réels freins à la régularisation et au maintien du droit au séjour pour des personnes qui en remplissent les conditions”, peut-on lire dans cette note du 3 février 2026. Côté politique, l’opposition ne compte pas en rester là. Le député socialiste Arthur Delaporte a déjà annoncé vouloir contester cette mesure qui “vient réduire les droits des étrangers” devant le Conseil constitutionnel. Ce qu’il faut retenir pour vos prochaines demandes de titre de séjour ou de naturalisation Si vous entamez des démarches dans les prochains mois, gardez en tête ces paramètres : Notre conseil : Face à la hausse des prix, la complexité croissante des critères et des démarches, l’accompagnement d’un avocat spécialisé en droit des étrangers est plus que jamais recommandé pour sécuriser votre dossier, qu’il s’agisse d’une demande de titre de séjour ou de naturalisation.
TCF Naturalisation : Comment nous utilisons ChatGPT pour booster nos dossiers (Guide Pratique)

Le passage du TCF est souvent le dernier obstacle avant la nationalité française. En tant qu’avocats, nous voyons trop de candidats stressés ou mal préparés échouer à cause d’un manque de pratique spontanée. Pourtant, vous avez aujourd’hui un « coach » gratuit et disponible 24h/24 dans votre poche : ChatGPT. Mais attention, l’IA ne fait pas tout. Pour qu’elle soit réellement efficace pour votre naturalisation, elle doit être guidée par les bonnes instructions (prompts) et simuler précisément les attentes des examinateurs du niveau B2, obligatoire depuis le 1er janvier 2026. Ce guide vous explique comment transformer votre smartphone en une véritable salle d’examen. 💡 L’avis de Maître Mickael Haïk : « Le TCF n’est pas qu’un test de langue, c’est la preuve légale de votre intégration. Nous conseillons désormais systématiquement à nos clients d’utiliser l’IA pour corriger leurs tics de langage et valider leur niveau B2 avant l’inscription officielle. » Quelles sont les différentes épreuves du TCF Naturalisation ? Avant d’aller plus loin, il est important de comprendre les différentes épreuves du TCF Naturalisation. Cet examen linguistique se divise en 4 phases distinctes : En somme, ce test a pour but d’évaluer votre capacité à comprendre et à communiquer en français dans la vie de tous les jours. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre guide principal pour comprendre la structure et les épreuves du TCF Naturalisation. Envie de devenir français? Optimisez vos chances de succès avec l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Pourquoi utiliser ChatGPT pour se préparer au TCF Naturalisation ? ChatGPT constitue un outil puissant pour : pratiquer le français à l’oral comme à l’écrit, simuler des examens, enrichir son vocabulaire, apprendre à s’exprimer clairement et de façon cohérente et améliorer sa capacité à construire des phrases fluides et concises. En bref, cet outil se positionne comme un professeur, examinateur et partenaire d’entraînement à la fois. Vous vous entraînerez à votre rythme sans avoir à vous déplacer. Votre smartphone, tablette ou ordinateur devient une salle de préparation sur mesure disponible 24h/24 et 7j/7. “ Je me suis entraînée au TCF Naturalisation avec ChatGPT pendant six semaines, presque tous les jours. L’IA me générait des exercices, me corrigeait, donnait des conseils et proposait des reformulations pour enrichir mon vocabulaire et perfectionner ma grammaire. “ a déclaré Nadège, ressortissante malienne fraîchement naturalisée. Elle confie qu’avec les années, son expression orale est devenue bien plus spontanée, qu’elle faisait moins de faute et qu’elle comprenait mieux ce qu’on lui demandait. Elle conclut avec le sourire “Le jour de l’examen, j’étais beaucoup plus sereine… et j’ai réussi du premier coup ! “. Vérifiez votre éligibilité à la naturalisation en 2 minutes Contactez-nous Se connecter ou s’inscrire à ChatGPT pour se préparer au TCF Naturalisation La première chose à faire est de vous connecter à votre compte ChatGPT, ou à défaut, de vous en créer un avec votre adresse e-mail et un mot de passe. Il est utile de savoir qu’il est tout à fait possible d’utiliser l’outil d’intelligence artificielle sans passer par la création d’un compte. Néanmoins, cela ne vous permet pas d’accéder à certaines fonctionnalités essentielles à votre entraînement au TCF comme : le chat vocal, l’historique des conversations et divers autres outils mis à la disposition des utilisateurs. Comment utiliser ChatGPT pour s’entraîner au TCF Naturalisation ? Deux solutions existent pour se préparer au TCF Naturalisation avec ChatGPT Utiliser les outils de simulation TCF de ChatGPT ChatGPT dispose de plusieurs simulateurs du TCF vous permettant d’avoir un aperçu des différentes épreuves de l’examen et de vous y préparer. Pour les trouver, il vous suffit de cliquer sur l’option Explorer sur la barre d’outils GPT située en dessous des projets et au-dessus de l’historique des conversations. Ensuite, tapez sur la barre de recherche “simulateur TCF” ou “TCF” pour voir les différentes suggestions et choisir celle qui vous convient. Avec le Simulateur du TCF créé par Nachet Abderrahim, par exemple, vous devrez sélectionner la version TCF pour tout public et la section avec laquelle vous souhaitez vous entraîner. L’outil vous demandera votre nom complet et une dernière confirmation avant de lancer l’exercice. Pour chaque épreuve, pensez à préciser à ChatGPT le niveau de français avec lequel vous souhaitez être évalué. À titre de rappel, le niveau B2 est exigé à tous les étrangers désireux de déposer un dossier de naturalisation française depuis le 1er janvier 2026. N’oubliez pas d’activer le chat vocal, situé à l’extrémité de la partie dédiée aux utilisateurs, lors des exercices de compréhension et d’expression orale. Après chaque exercice, ChatGPT corrigera vos fautes et évaluera votre niveau. Demandez sereinement la naturalisation française Constituez un dossier solide et maximisez vos chances de succès avec un expert en droit des étrangers Discutez avec un avocat dès maintenant Ouvrir une nouvelle discussion La seconde option pour vous entraîner aux épreuves du Test de Connaissance de Français avec ChatGPT consiste à ouvrir une nouvelle discussion en cliquant sur « Nouveau Chat ». Pour cela, vous devez écrire sur la barre dédiée aux utilisateurs une instruction claire et concise pour permettre à l’IA de se mettre en situation, de bien comprendre son rôle et vos attentes. Personnalisez votre requête en fonction de l’épreuve du TCF Naturalisation que vous souhaitez faire. Voici quelques idées d’instructions à donner à ChatGPT pour simuler les 3 tâches de l’épreuve d’expression orale du TCF Naturalisation. Épreuve Objectif pédagogique Prompt « Expert » à copier-coller Tâche 1 : Entretien Présentation fluide. « Agis comme un examinateur officiel du TCF. Pose-moi une question sur mon parcours. Ne me corrige pas tout de suite : attends ma réponse, réagis naturellement, puis pose une question de relance. À la fin, analyse mon vocabulaire et propose-moi 3 expressions B2 pour remplacer mes mots simples. » Tâche 2 : Interaction Convaincre et argumenter. « Scénario : Tu es un voisin qui fait trop de bruit le soir. Je viens te voir pour trouver une solution. Sois un peu difficile à convaincre pour me forcer à argumenter. Après 3 échanges, arrête et note ma capacité à utiliser le
Salarié étranger : comment maximiser vos chances d’obtenir une autorisation de travail?

Impossible de décrocher un emploi légal et stable en France sans autorisation de travail. Si la demande relève officiellement de l’employeur, le futur salarié étranger joue un rôle clé dans la réussite de la démarche. Anticipation, rigueur administrative et préparation du dossier peuvent faire toute la différence pour sécuriser l’embauche et transformer une opportunité professionnelle en contrat concret. L’autorisation de travail, votre sésame pour décrocher un emploi en France Pour les ressortissants étrangers, le talent ne suffit pas pour décrocher un emploi en France. C’est l’autorisation de travail qui ouvre réellement les portes. Ce document peut se présenter sous la forme la forme d’un document bien distinct du titre de séjour ou d’: un VLS-TS ou titre de séjour avec la mention “vie privée et familiale”, une carte de séjour “talent” un VLS-TS ou carte de séjour “étudiant” ou “étudiant programme de mobilité” exceptionnellement si les heures de travail annuelles ne dépassent pas les 964 heures, un titre de séjour portant la mention “recherche d’emploi ou création d’entreprise”, une carte de séjour détaché ICT, “bénéficiaire de la protection subsidiaire” ou “apatride”, un visa vacances-travail, une APS “protection temporaire”, “recherche d’emploi/création d’entreprise” un récépissé ou une attestation de l’ANEF délivrée dans le cadre d’une première demande ou de renouvellement de l’une de ces cartes de séjour. Dans les deux cas, il constitue le pilier de votre avenir professionnel sur le sol français. C’est un bouclier qui protège vos droits et une assurance que l’employeur respecte les règles du jeu. S’en passer expose les deux parties à des turbulences majeures. Pour le salarié étranger Pour l’employeur – refus d’embauche ou travail au noir – perte d’allocations chômage et familiales – remboursement obligatoire des allocations perçues – radiation de France Travail (ex Pôle Emploi) et de la CAF – sanctions administratives (refus des aides publiques à l’emploi) – 5 à 10 ans d’emprisonnement – amende financière pouvant atteindre un million d’euros, – exclusion des marchés publics, – fermeture de l’établissement et interdiction d’exercice sur le territoire français Sollicitez un avocat en droit des étrangers pour vous aider à obtenir une autorisation de travail Contactez-nous Employeur et employé, le duo gagnant pour réussir la demande d’autorisation de travail Depuis l’entrée en vigueur de la loi Darmanin et des circulaires Retailleau, l’administration française se montre particulièrement exigeante dans l’analyse des dossiers relatifs aux demandes de cartes de séjour et d’autorisation de travail. Sur les 384 000 premiers titres de séjour délivrés en 2025, seuls 51 190 concernent des motifs économiques (salarié, scientifique, etc.). L’obtention d’un titre de séjour valant permis de travail reste votre combat personnel. Renseignez-vous auprès de la préfecture de votre lieu résidence pour connaître la marche à suivre et les justificatifs requis. En revanche, la demande d’autorisation de travail sur la plateforme de l’ANEF repose sur les épaules de votre employeur. Mais, en tant que future recrue, ne faites pas l’erreur de rester simple spectateur. Un dossier qui traîne ou qui essuie un refus est souvent le fruit d’un manque de coordination. Devenez le copilote de votre recrutement pour éviter que votre employeur ne se décourage face à la complexité administrative. Outre la conformité du contrat de travail et la situation de l’emploi, l’administration scrute à la loupe la situation personnelle du candidat, la cohérence de son profil avec le poste et ses qualifications professionnelles. À titre d’illustration, l’arrêté du 3 janvier 2025 impose aux recruteurs d’exiger aux étrangers ayant effectué un cursus étudiant en France ou titulaires d’un titre de séjour “recherche d’emploi/création d’entreprise” les copies de leurs attestations d’activité professionnelle ou leurs bulletins de paie. Besoin de demander une autorisation de travail? Optimisez vos chances de succès avec les conseils et l’appui d’un avocat expert en droit des étrangers. Prendre rendez-vous dès maintenant Un dossier bien ficelé, votre meilleur allié pour décrocher l’autorisation de travail Pour maximiser vos chances d’embauche et simplifier la demande de votre autorisation de travail, vous devez fournir à votre employeur : votre curriculum vitae à jour et détaillé, une copie de votre titre de séjour en cours de validité, de votre carte d’identité ou des pages liées à votre état civil et aux dates de validité de votre passeport ou si vous résidez hors du territoire français, vos diplômes et certificats professionnels, et des justificatifs d’expérience professionnelle. Selon votre situation, l’administration peut exiger des pièces justificatives supplémentaires. C’est notamment le cas : des salariés détachés vivant hors de France, qui devront produire une attestation de déclaration de détachement, et des demandeurs d’asile, tenus de présenter une attestation de leur requête en cours de validité depuis plus de six mois. Adopter une posture proactive est un vrai plus. N’attendez pas qu’on vous réclame ces documents. Prenez les devants auprès de votre employeur, demandez-lui ce dont il a besoin et fournissez-lui les documents nécessaires pour simplifier les démarches. Ainsi, vous enverrez un signal fort : celui d’un candidat sérieux, investi et prêt à s’intégrer. Et puisque la démarche est entièrement dématérialisée, transmettre vos pièces au format numérique (.pdf, .jpeg ou .png) permettra de gagner un temps précieux et d’éviter les allers-retours inutiles. Ici, la taille de chaque fichier doit être inférieure ou égale à 10Mo. Sécurisez votre avenir professionnel en France avec l’aide d’un avocat en droit des étrangers Contactez-nous Étrangers en séjour irrégulier en France : la demande d’autorisation de travail est-elle possible? Naviguer dans les méandres de l’administration française sans titre de séjour peut ressembler à une impasse, mais la porte du monde du travail n’est pas totalement verrouillée. Contrairement aux idées reçues, le passage de « l’ombre à la légalité » est une réalité concrète via la procédure d’admission exceptionnelle au séjour par le travail. Tour d’horizon sur les conditions d’éligibilité et les pièces justificatives à cette demande. Conditions à remplir pour demander l’AES par le travail Justificatifs requis pour une demande d’AES par le travail une résidence minimum de 7 ans en France ou une résidence habituelle de 3 ans et 12 mois d’activité professionnelle dans un métier en
L’Ofii, victime d’un hack entraînant la fuite de 2,1 millions de données

Le 1er janvier 2026, BreachForums révèle une intrusion dans les systèmes informatiques de l’Office de l’Immigration et de l’Intégration. Plus de 2 millions de dossiers ont été mis en vente par les hackers. Fuite de 2,1 millions de dossiers L’information circule sur la toile et les réseaux sociaux depuis le début de l’année 2026 : l’OFII, hébergeur de l’outil administratif de l’ANEF, a été hackée. Une enquête, ouverte par le parquet de Paris et confiée à l’office anticybercriminalité, a permis de révéler l’étendu des dégâts. Au total, 2,1 millions de données ont été mises en vente sur la toile dont 2 extraits ont été rendus publics. L’un d’entre eux concerne près d’un millier d’étrangers provenant des 4 coins du monde et l’autre porte sur 600 Israéliens présents ou ayant résidé en France. Le directeur de l’établissement public Didier Leschi a confirmé la nouvelle, mais a toutefois souligné que l’attaque ne visait pas le système d’information de l’OFII, mais l’un de ses sous-traitants, un opérateur intervenant dans le cadre du CIR. Il ajoute toutefois ne pas être en mesure de préciser s’il s’agit d’un craquage interne ou venu de l’extérieur avec une complicité interne. Les types de données piratées L’analyse des échantillons publiées confirme l’authenticité des données, leur caractère particulièrement sensible et leur structure conforme aux standards du Ministère de l’Intérieur. Selon Christophe Boutry, expert en analyse criminelle et investigations numériques, les fichiers exfiltrés contiennent des numéros AGDREF (numéro étranger à 10 chiffres), des numéros de CIR, etc. “Les libellés utilisés (mention de séjour, vie privée et familiale”, etc.) correspondent au vocabulaire juridique du CESEDA” peut-on lire sur son post Linkedin. Les premières analyses révèlent également que les dossiers exfiltrés contiennent des données à caractère personnel comme : Cependant, il est à noter que cette analyse repose strictement sur la publication des hackers sur le forum clandestin BreachForums. Aucune source officielle n’a encore précisé la nature des données piratées. Piratage de données de l’OFII: quels sont les risques pour les étrangers concernés? Les risques qu’encourent les étrangers dont les données ont été exposées ne sont pas des moindres. On compte notamment : Le phishing ciblé ou hameçonnage personnalisé figure également parmi les risques majeurs. Dans une telle situation, les attaquants créent des messages frauduleux, mais particulièrement crédibles en usurpant l’identité d’une source de confiance afin de tromper et d’inciter la victime à divulguer des informations sensibles et/ou à installer un logiciel malveillant. Que faire si mes données ont été exposées? Le temps joue contre vous en cas de fuite ou de violation de vos données personnelles. Dans une telle situation, vous devez sans attendre : En cas d’utilisation frauduleuse de vos informations personnelles, pensez à conserver toutes les preuves et à déposer plainte à la brigade de la gendarmerie, au commissariat de police ou procureur de la République du tribunal judiciaire compétent. Il est également possible d’engager une action de groupe ou de former un recours collectif dans le but de saisir la justice et demander la cessation de la violation des données personnelles ainsi que la réparation du préjudice subi.Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez pas à consulter la fiche réflexe sur la fuite ou violation de données personnelles du gouvernement disponible sur Cybermalveillance.gouv.fr. La plateforme vous permet également d’obtenir une assistance personnalisée en fonction de votre profil et du problème. Piratage de données : un cas non isolé pour l’administration française Ce hackage des données de l’OFII n’est pas un cas isolé. Le ministère de l’Intérieur a avoué avoir été la cible d’une cyberattaque dans la nuit du 11 au 12 décembre 2025. D’après Laurent Nuñez, une personne ou un groupe d’individus a réussi à : Si les auteurs du crime ont revendiqué leurs actes sur BreachForums, aucune preuve technique n’a encore confirmé leurs déclarations. De son côté, le ministère de l’Intérieur a renforcé ses mesures de sécurité et ouvert 2 enquêtes judiciaire et administrative. Jusqu’ici, un suspect a été interpellé.