Suroccupation des logements : le quotidien étouffant des immigrés en France 

suroccupation de logements

Près d’un immigré sur quatre vit aujourd’hui dans un logement suroccupé, selon le rapport “infos migrations “ publié par la Direction générale des étrangers en France le 19 septembre 2025. Derrière ce chiffre alarmant se cachent des conditions de vie souvent précaires, où le manque d’espace devient un frein à la sérénité, à la stabilité et à l’intégration.  57 % de chance en plus pour les immigrés de se retrouver dans des logements trop petits Selon la Direction générale des étrangers en France, les immigrés sont bien plus touchés par la suroccupation des logements que les personnes nées en France, dont seulement 5,1 % vivent dans cette situation. Le dernier rapport Infos migrations souligne que les ressortissants étrangers, notamment ceux nouvellement installés sur le territoire, ont 57 % de chances en plus de se retrouver avec un logement exigu (un studio pour une personne à une habitation de 40 à 60 m² pour un ménage de quatre personnes en moyenne). Cette réalité est particulièrement marquée dans les zones fortement urbanisées : Il est à noter que le taux de suroccupation n’est pas uniforme au sein d’un même département. En effet, la densité urbaine influence fortement les conditions de logements. Plus on s’éloigne des centres-villes, plus on gagne en espace.  Les chiffres parlent d’eux-mêmes :  Les réelles causes de cette suroccupation de logements Cette suroccupation de logements ne relève pas du hasard. Elle résulte d’un ensemble de facteurs bien identifiés.  Pénurie de logements abordables En tête de liste, le nombre de logements abordables ne parvient pas à suivre la hausse de la demande avec l’arrivée continuelle d’immigrés en quête d’un toit pas cher, mais convenable.  La hausse des prix immobiliers sur le territoire n’arrange pas la situation. Dans les grandes villes comme Marseille, Lyon et Paris, par exemple, le coût du m2 peut atteindre les 10 000 euros, selon le média français Capital. “Ce n’est pas qu’on veut vivre entassés, mais avec les loyers d’aujourd’hui, on n’a tout simplement pas le choix”, a déclaré Marie, ressortissante marocaine vivant en Île-de-France depuis moins d’un an.  Une politique de logement social à bout de souffle  Selon la Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement (FAPIL), il est essentiel de réviser les stratégies de logement social face aux changements incessants du marché. Le réseau plaide pour des mesures concrètes afin d’augmenter l’offre de logements adaptés aux besoins des familles d’aujourd’hui.  À cela s’ajoute le manque de sensibilisation et de soutien aux immigrés dans leur parcours d’intégration. Sans accès stable à l’éducation, à l’emploi ou aux services sociaux, beaucoup se retrouvent piégés dans un quotidien où les perspectives d’amélioration des conditions de vie sont minces.  Certes, des associations comme Secours Catholique et Soliha apportent un soutien direct aux familles en difficulté. Leurs moyens demeurent toutefois limités face à l’ampleur du problème qui exige des réponses plus ambitieuses de la part des pouvoirs publics.  Suroccupation de logements : quand l’espace manque, tout vacille Vivre à l’étroit, ce n’est pas seulement manquer de place — c’est aussi manquer d’air et de sérénité. Dans ces logements trop petits, chaque mètre carré devient une source de tension : les disputes s’enchaînent, le stress s’installe et le bien-être de toute la famille s’en trouve fragilisé.  Sur le plan sanitaire, l’humidité, la promiscuité et l’insalubrité favorisent la propagation des maladies et pèsent sur la santé mentale. Pour les enfants, grandir dans un espace saturé limite la concentration et l’épanouissement. Mais, l’impact va bien au-delà des murs. Le fait de résider dans un logement exigu isole. Faute d’intimité et de lieux pour recevoir ou se ressourcer, de nombreux immigrés voient leurs relations sociales se réduire, laissant place à la solitude et au sentiment d’exclusion. “On s’habitue à vivre les uns sur les autres, mais à la longue, ça use tout le monde, surtout les enfants.” déplore Philippe, ressortissant malien vivant dans un appartement de 25 m² avec sa femme et ses 2 enfants.  À cela s’ajoute la stigmatisation persistante des personnes vivant dans des conditions précaires, souvent perçues à travers le prisme du préjugé qui nourrit un cercle vicieux. Plus la marginalisation s’installe, plus il devient difficile d’en sortir.  Quelles sont les actions entreprises pour lutter contre la suroccupation ? Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour faire face à cette crise de suroccupation de logements en France métropolitaine.  Le Droit au logement opposable Le Droit au logement opposable ou DALO permet aux personnes en situation précaire de faire valoir leur droit à un logement décent, sous certaines conditions.  La demande peut être effectuée en ligne, déposée en main propre ou envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception au secrétariat de la commission de médiation Dalo du département où vous souhaitez obtenir un logement social. Quoi qu’il en soit, vous devez remplir le formulaire cerfa n°15036 et joindre les justificatifs demandés pour former votre recours.  Notez que vous pouvez solliciter l’aide d’une assistante sociale ou d’une association agréée pour vous guider et vous accompagner tout au long de la procédure. Et si vous avez besoin d’informations plus précises sur le DALO, consultez le guide complet du Service Public de la République française. Les initiatives proposées par les associations La FAPIL plaide pour une réforme du logement social afin d’en faciliter l’accès et d’augmenter le nombre d’habitations décentes et abordables. Elle organise aussi des ateliers et séminaires destinés aux ménages vivant en suroccupation, pour les aider à mieux connaître et à accéder aux aides disponibles.  Habitat et Humanisme mise sur la solidarité intergénérationnelle en développant des foyers et résidences partagées qui favorisent l’intégration sociale et l’épanouissement personnel.  Quant à France Terre d’Asile, elle concentre ses efforts sur l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. En collaboration avec les collectivités locales et les services sociaux, elle assure un accompagnement juridique et un soutien essentiel à leur intégration.  De son côté, Secours Catholique informe et conseille les personnes vulnérables de leurs droits et des ressources disponibles pour améliorer leur situation. L’association fournit également une assistance alimentaire aux familles en

Naturalisation et visas court séjour : deux décrets du mois de juillet 2025 dans le collimateur du CNB

naturalisation

Entre recours dématérialisés obligatoires, juge unique, exigences linguistiques renforcées et autres mesures, les décrets du mois de juillet 2025 portant sur la naturalisation et les visas court séjour suscitent de vives controverses. Présentés comme une modernisation des procédures, ces textes sont perçus par le Conseil National des Barreaux (CNB) comme un nouveau tour de vis administratif.  Décret n°2025-648 : vers une naturalisation plus élitiste ?  Le décret n°2025-648 du 15 juillet 2025 change la donne pour les demandeurs de la nationalité française.  Le niveau B2 en français exigé Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, le niveau B2 de la langue de Molière sera un critère décisif pour être naturalisé. Une marche plus haute et plus difficile à gravir pour de nombreux candidats.  L’assemblée générale du Conseil National des Barreaux dénonce cette mesure jugée discriminatoire qui écarte les ressortissants pourtant bien intégrés, mais au parcours scolaire ou linguistique fragile. Un avis partagé par de nombreuses associations, dont la Cimade et le Secours catholique qui ont proposé à des volontaires français de la Vendée de passer deux des quatre épreuves du DELF B2. La plupart des participants ont reconnu la complexité des tests. “J’ai trouvé cet exercice ardu, car il demande beaucoup de concentration et nécessite la maîtrise d’une vraie méthodologie” a déclaré Olivier, titulaire d’un Bac+2, sur l’épreuve de compréhension orale.  Un examen civique obligatoire Modifiant les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ce nouveau décret impose aussi aux ressortissants étrangers la réussite d’un examen civique pour prouver leurs connaissances de l’histoire, des institutions et de la culture de l’Hexagone. Bien qu’ils saluent l’intention de favoriser une meilleure transparence dans l’évaluation des candidats, de nombreux avocats en droit des étrangers s’inquiètent du réel fondement de ce test qu’ils considèrent comme étant “un outil d’exclusion culturelle”. Sélection des candidats et procédures de recours révisées Le décret n° 2025-648 rebat les cartes du processus de naturalisation, tant sur l’évaluation des candidatures que sur les voies de recours. À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, seuls les dossiers jugés “favorables” par les préfectures donneront lieu à un entretien d’assimilation.  La saisine du ministre chargé des naturalisations au moyen d’un recours en cas de classement sans suite n’est plus nécessaire et tout recours administratif visant à contester un refus devra désormais passer par l’ANEF, le téléservice utilisé pour le dépôt de dossier.  Pensée pour fluidifier les démarches et accélérer les délais, la dématérialisation des recours administratifs crée pourtant une onde de choc chez les avocats spécialisés en droit des étrangers. Pour le CNB, l’extension de la plateforme ANEF dépasse la simple modernisation. Elle entrave l’exercice du métier et fragilise le droit au recours des personnes.  Concrètement, l’avocat ne peut pas intervenir directement sur le téléservice — laissant ainsi le demandeur seul face à une procédure numérique complexe, là où l’assistance juridique est essentielle. Décret n°2025-714 du 28 juillet 2025 : un juge unique pour les litiges liés aux visas de court séjour Réécrivant les R-22-13 du Code de justice administrative (CJA), R312-6 et R312-7-3 du CESEDA, le décret n°2025-714 chamboule les règles en matière de contentieux administratif.  Ce texte, paru le 28 juillet 2025, supprime la collégialité, confiant à un seul juge le soin de trancher sur les litiges liés aux : La présence et l’avis d’un rapporteur public ne seront plus nécessaires. Bien qu’il soit présenté comme une simplification procédurale, beaucoup perçoivent ce changement comme un affaiblissement des garanties d’impartialité.  Face à ces réformes jugées excessives, l’Assemblée générale du Conseil National des Barreaux a chargé son Bureau d’engager les recours nécessaires pour contester les décrets du 15 et du 28 juillet 2025. Affaire à suivre…

Coup de rabot sur l’AME : vers un accès aux soins “à la carte” pour les sans-papiers ?

AME

À seulement quelques jours avant le fameux vote de confiance sollicité par François Bayrou à l’Assemblée nationale, le gouvernement présente son projet de revoir les conditions d’accès à l’aide médicale d’État et de diminuer les soins de santé accordés aux sans-papiers. Une “mesure de justice” qui a scandalisé les ONG de santé. Accès à l’aide médicale d’État : une pièce d’identité valide avec photo exigée Mardi 02 septembre 2025, le gouvernement soumet pour avis au conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) deux décrets portant sur l’accès à l’aide médicale d’État.  L’un de ces textes modifie les pièces justificatives requises pour obtenir l’AME. Jusqu’ici, un passeport, un ancien titre de séjour, une carte d’identité, un livret de famille ou même un simple extrait d’acte de naissance suffisaient pour monter un dossier. Selon le ministère de la Santé, le gouvernement impose désormais la présentation d’un document d’identité en cours de validité comportant une photo.  À cela s’ajoute la prise en compte des ressources financières des membres du foyer. Autrement dit, les revenus de la personne demandeuse ne seront plus les seuls à être évalués lors de l’appréciation de son dossier, ceux de son/sa conjoint-(e) entreront aussi dans le calcul. Offusquée par cette mesure, l’ONG Médecins du monde dénonce un possible accroissement des situations d’emprise et de dépendance conjugales de 40 000 femmes en situation précaire. Exclusion de certains actes médicaux L’autre décret soumis aux instances de la CNAM porte exclusivement sur les soins pris en charge par l’AME. À titre de rappel, l’aide médicale d’État offre aux ressortissants étrangers en séjour irrégulier et ayant de très faibles revenus de profiter d’une couverture intégrale de leurs soins médicaux. Un temps révolu puisque le gouvernement entend réduire la liste des soins inclus dans le panier.  Il y expose notamment son souhait d’y exclure la balnéothérapie ainsi que des actes médicaux destinés à la prévention d’une maladie ou ne nécessitant pas un traitement urgent pour les individus majeurs.  Selon le média français Sud Ouest, on compte notamment :  Une “mesure de bon sens” selon François Bayrou Pour information, l’aide médicale d’État représentait 1,5 milliard d’euros en 2024. Ce chiffre équivaut à près de 0,5% des dépenses de santé du budget du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Si le dispositif se trouve aujourd’hui dans la ligne de mire de l’extrême droite et la droite qui souhaitent le remplacer par une “aide médicale d’urgence”, le monde de la santé la défend farouchement, évoquant un enjeu majeur de la santé publique.  Pour sa défense, François Bayrou estime que ce durcissement est simplement “une mesure de bon sens”. “Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n’est pas possible qu’ils aient le sentiment de devoir faire des efforts, mais pas les autres… Ce n’est pas possible que les étrangers que nous accueillons et que nous aidons ne soient pas associés à cet effort” a-t-il déclaré au micro de BFMTV.  Le ministère de la Santé, quant à lui, souligne que ces dispositions ne remettent pas en cause l’AME. Ce sont simplement des ajustements conformes aux recommandations du rapport Evin-Stefanini commandé à l’ancien ministre socialiste de la Santé Claude Evin et à l’ancien préfet Patrick Stefanini, spécialiste de l’immigration. “Rien n’est blanc, rien n’est noir, et l’on peut faire preuve de fermeté et d’humanité”, a déclaré l’actuel ministre de la Santé Yannick Neudre le 3 septembre 2025 sur Europe 1.  Les ONG de santé scandalisées Le projet de réforme du dispositif de l’AME a suscité de vifs critiques auprès des ONG de santé. Dans un communiqué datant du 3 septembre 2025, l’Association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales (AIDES) le qualifie d’un danger pour la santé publique et la lutte contre le sida. L’association fustige le gouvernement de mettre en péril des décennies d’avancées en santé publique.  L’ONG Women for Women France dit WFWF explique que ce projet “oblige des centaines de milliers de femmes en France à demander l’autorisation de leur conjoint – leur agresseur – pour se soigner”. De son côté, France Assos Santé déplore la tentative de faire passer des projets de décrets visant à durcir les conditions d’accès et le panier de soins de l’AME dans un délai d’urgence.  Malgré la chute de François Bayrou, ce projet de décret fragilise davantage l’aide médicale d’État dont une partie de la classe politique souhaite supprimer. Or, Médecins du monde souligne que le niveau de prestations sociales d’un pays n’en fait pas un critère de choix de destination pour les personnes migrantes. D’ailleurs, l’ONG souligne que 35% des sans-papiers n’ont pas accès à l’AME même après plus de 5 ans de résidence sur le territoire français.

L’éducation : un droit pour les enfants, une obligation pour les parents

Éducation : comment inscrire mon enfant à l'école

Entre incompréhensions, peur de l’administration et méconnaissance des droits, beaucoup de parents sans-papiers hésitent à scolariser leurs enfants en France. Pourtant, l’école française reste ouverte à tous, sans exception. Voici ce qu’il faut savoir pour offrir à son enfant le droit d’apprendre, même sans titre de séjour.  L’éducation pour tous : que dit la loi ? L’article L111-1 stipule que le droit à l’éducation est garanti à chacun pour lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle ainsi que d’exercer sa citoyenneté. Autrement dit, tous les enfants présents sur le territoire français ont le droit d’être scolarisés, peu importe la situation administrative de leurs parents ou de leurs responsables légaux. Aucun document de séjour ne peut se dresser entre un enfant et l’école.  “Le fait d’être scolarisé est un facteur protecteur pour les enfants migrants. Cela les aide à avoir ides repères, une structure, à être dans une communauté et à avoir des amis” a déclaré Hala Kerbage, pédopsychiatre au centre hospitalier universitaire de Montpellier, au média InfoMigrants en 2023. Parents étrangers en France : quelles sont vos obligations ?  Tout enfant âgé de 3 à 16 ans est soumis à l’obligation d’instruction. La non-inscription d’un enfant dans un établissement scolaire est passible d’une mise en demeure, de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende financière d’un montant de 7500 euros.  Vous avez le choix entre scolariser votre enfant dans une école privée ou publique.  L’école à la maison est aussi sous certaines conditions et uniquement dans l’un de ces cas :  Une autorisation du Directeur académique des services de l’éducation nationale est exigée pour ce faire. L’instruction dans la famille fera l’objet de contrôles réguliers par la mairie. Consultez la plateforme du Service Public pour obtenir davantage d’informations à ce sujet. Comment inscrire son enfant à l’école en tant que parent sans-papiers ?  La procédure d’inscription diffère selon votre situation et l’âge de votre enfant. Voici un tableau récapitulatif des différentes formalités.  Situation Âge de l’enfant Étapes à suivre Première installation en France Enfant âgé de moins de 6 ans Inscription à la mairie de votre résidence entre le mois de mars et le mois de juin Documents à fournir : – justificative de votre identité et de celle de votre enfant (livret de famille, passeport, photocopie d’acte de naissance, attestation sur l’honneur ou passeport)– justificatif de domicile récent ou une attestation sur l’honneur La mairie vous adresse un certificat d’inscription mentionnant l’école où votre enfant est affecté.  Inscription de votre enfant à l’école indiquée avec :– le certificat délivré par la mairie,– et un justificatif prouvant que votre enfant a eu les vaccinations obligatoires ou une contre-indication. Votre enfant sera scolarisé en classe de maternelle. Enfant âgé de plus de 6 ans Inscription à la mairie de votre résidence entre le mois de mars et le mois de juin Documents à fournir : – justificative de votre identité et de celle de votre enfant (livret de famille, passeport, photocopie d’acte de naissance, attestation sur l’honneur ou passeport)– justificatif de domicile récent ou une attestation sur l’honneur Évaluation des acquis de votre enfant par des enseignants spécialisés : – connaissances en français,– compétences dans d’autres langues,– degré de familiarisation avec l’écrit scolaire– compétences scolaires acquises notamment en mathématiques… Si les résultats sont concluants, votre enfant se verra affecté dans une classe ordinaire (entre CP et CM2). Dans le cas contraire, il sera orienté dans une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants.  La mairie vous adresse un certificat d’inscription mentionnant l’école où votre enfant est affecté.  Inscription de votre enfant à l’école indiquée avec :– le certificat délivré par la mairie,– justificatif prouvant que votre enfant a eu les vaccinations obligatoires ou une contre-indication Retour en France Scolarité suivie dans un établissement français à l’étranger Informez l’établissement scolaire de votre enfant de son départ pour obtenir un certificat de radiation dit Exéat.  Inscription de votre enfant à la mairie avec :– une pièce justificative de votre identité et de celle de votre enfant (livret de famille, passeport, photocopie d’acte de naissance, attestation sur l’honneur ou passeport)– et un justificatif de domicile récent. Rendez-vous à la direction de la nouvelle école avec : – le certificat de radiation émise par l’ancienne école,– la décision d’orientation prise par l’établissement,– les bulletins trimestriels de l’année écoulée,– les certifications de vaccinations obligatoires,– une fiche de renseignements vous concernant en tant que parent ou responsable légal,– un justificatif de domicile Scolarité suivie dans un établissement non français à l’étranger Inscription à la mairie de votre lieu de résidence avec :– une pièce justificative de votre identité et de celle de votre enfant (livret de famille, passeport, photocopie d’acte de naissance, attestation sur l’honneur ou passeport)– et un justificatif de domicile récent. Rendez-vous à la direction de la nouvelle école avec :– le certificat de radiation émise par l’ancienne école,– la décision d’orientation prise par l’établissement déterminant la classe de votre enfant,– les bulletins trimestriels de l’année écoulée,– les certifications de vaccinations obligatoires,– une fiche de renseignements vous concernant en tant que parent ou responsable légal,– et un justificatif de domicile. La classe de votre enfant sera choisie en fonction de son âge et de son niveau, préalablement évalué par l’équipe pédagogique de l’école Enseignement suivi par correspondance (Cned) Informez le Cned de votre souhait d’inscrire votre enfant dans un établissement scolaire pour recevoir un certificat de radiation. Inscription à la mairie de votre lieu de résidence avec :– une pièce justificative de votre identité et de celle de votre enfant (livret de famille, passeport, photocopie d’acte de naissance, attestation sur l’honneur ou passeport)– et un justificatif de domicile récent. Rendez-vous à la direction de la nouvelle école avec : – le certificat de radiation émise par l’ancienne école,la décision d’orientation prise par le Cned sur la classe de votre enfant,– les bulletins trimestriels de l’année écoulée,– les certifications de vaccinations obligatoires,– une fiche de renseignements vous concernant en tant que parent ou responsable légal,– et un justificatif de domicile. Instruction suivie dans la famille

Point Culture : les bibliothèques et médiathèques ouvertes à tous, même sans papiers !

s'inscrire dans une bibliothèque ou une médiathèque en tant que sans-papiers

Là où les démarches administratives peuvent être un frein à l’intégration, les bibliothèques et médiathèques restent des espaces de liberté, de rencontre et d’apprentissage accessibles à tous. La culture n’a pas de frontière. Ces lieux de savoir ouvrent leurs portes à tout le monde sans distinction. L’Association des bibliothécaires de France réaffirme son engagement envers l’accueil inconditionnel  Face au durcissement de la politique migratoire, notamment avec l’adoption du projet de loi Darmanin, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) a tenu à réaffirmer ses valeurs dans un communiqué datant du mois de décembre 2023.  “L’ABF souhaite rappeler son engagement en faveur de l’accueil inconditionnel en bibliothèque de toutes les personnes, quelles que soient leurs situations sociales et administratives” pouvait-on lire dans ce texte de quelques lignes.  À travers leur implication quotidienne dans l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle, les bibliothèques ont prouvé à maintes reprises leur rôle clé dans l’accueil de tout public. Année après année, les professionnels du secteur ont su développer de nouveaux outils et enrichir leurs initiatives pour renforcer l’impact social et culturel de leurs établissements. D’ailleurs, le programme Livr’exil, fondé en 2018 à l’initiative de l’association, est né de cette continuité. Son objectif ? Aider les personnes réfugiées en France à intégrer les métiers des bibliothèques, en les accompagnant dans leur formation et leur recherche d’emploi. Grâce à l’engagement bénévole de nombreux formateurs, tuteurs et bibliothèques partenaires, ce dispositif incarne une vision renouvelée de l’accueil des étrangers — à la fois dans les lieux culturels et dans les professions qui les animent. Livr’exil s’inscrit pleinement dans les dynamiques actuelles d’ouverture de la fonction publique aux non-Européens, tout en réaffirmant un principe fondamental : l’accès universel à la connaissance et à la formation. Comment s’inscrire dans une bibliothèque en France en tant que sans-papier ? Les conditions d’inscription peuvent sensiblement varier d’une bibliothèque ou médiathèque à l’autre, mais le principe reste le même. Outre le remplissage d’un formulaire d’inscription, vous devez être en mesure de justifier votre identité et votre domicile dans l’Hexagone.  Ainsi, les documents suivants vous seront demandés lors de votre adhésion :  Une fois l’inscription validée, vous recevrez une carte d’usager valable un an qui vous permettra de lire sur place ou d’emprunter des livres, CD ou DVD pour une durée déterminée.  Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous inscrire dans une bibliothèque spécialisée et patrimoniale qui propose des collections rares et exceptionnelles. La démarche est relativement la même. Toutefois, les ouvrages sont uniquement à consulter sur place.  La réinscription, quant à elle, requiert la présentation de la carte usager et le remplissage d’un nouveau formulaire d’inscription. Certains établissements demandent aussi des documents supplémentaires comme une carte étudiante ou autre selon votre situation. Combien coûte une inscription auprès d’une bibliothèque ou d’une médiathèque ? Le tarif d’inscription varie selon les établissements. À titre d’exemple, l’inscription des mineurs et des personnes bénéficiaires des minimas sociaux est gratuite dans les bibliothèques de Paris. L’adhésion aux médiathèques du Grand Albigeois, par contre, coûte 12 euros pour les locaux et 15 euros pour les autres.  Il est utile de noter que dans certains cas, une seule inscription suffit pour accéder à l’ensemble du réseau de bibliothèques d’une agglomération. C’est notamment le cas des bibliothèques de prêt de Paris, des bibliothèques spécialisées et patrimoniales de Paris ainsi que des médiathèques du Grand Albigeois situées au :  Où trouver la liste des bibliothèques et médiathèques de France ? Les bibliothèques et médiathèques de France sont répertoriées sur des plateformes et annuaires spécialisés comme le Répertoire des bibliothèques ou encore Bibliothèques.org où une carte interactive de l’Hexagone est proposée. Sur le portail du Catalogue Collectif de France (CCFr), par exemple, vous pourrez trouver jusqu’à :  Par ailleurs, il existe des bibliothèques et médiathèques en ligne où vous pouvez lire et télécharger gratuitement des ouvrages depuis votre ordinateur, tablette ou smartphone. On compte notamment :  Certaines plateformes ne requièrent pas d’inscription. En revanche, d’autres sites comme la Culturethèque de l’Institut Français exigent la création d’un compte. Pour ce faire, vous devez simplement renseigner : Biblis en folie, le rendez-vous incontournable des amoureux des livres et assoiffés de culture Si vous souhaitez découvrir les joies de la lecture autrement, sachez que chaque année depuis 2024, le ministère de la Culture organise Biblis en folie, un événement de 3 jours qui rassemble plus de 15 000 bibliothèques et médiathèques de l’Hexagone.  Ce mouvement national a pour but de mettre en lumière le rôle de proximité des bibliothèques et médiathèques et de rappeler que ces établissements sont accessibles à tous.  Plus de 3000 événements étaient programmés dans toute la France lors de la deuxième édition de cette grande fête de lecture et de culture qui s’est déroulée le 3, 4 et 5 octobre 2025 : Lors de cette édition festive et fédératrice, la médiathèque d’Hennebont à Morbihan a proposé des programmes pas comme les autres dont :  Toutes les animations organisées lors du Biblis en folie sont gratuites et accessibles à tous, sans inscription préalable.”Chacun peut y trouver sa place” a souligné Marion Girault, directrice de la médiathèque d’Hennebont.  D’après le ministère de la Culture, Biblis en folie revient pour une troisième édition le 2, 3 et 4 octobre 2026. Alors, n’attendez pas pour bloquer vos dates !

Trois bons plans pour apprendre le français gratuitement

où apprendre le français gratuitement

S’installer en France sans maîtriser un tant soit peu la langue est illusoire. Heureusement, des solutions existent pour apprendre facilement et gratuitement la langue de Molière. En voici trois.  Les cours de français de l’OFII La formation linguistique de l’OFII s’inscrit dans le cadre du parcours d’intégration républicaine. Elle s’adresse aux étrangers primo-arrivants, signataires du CIR et dont le niveau de français est inférieur au niveau A1. La durée des cours varie selon niveau des personnes concernées :  Les ressortissants ayant signé le CIR désireux d’améliorer leur maîtrise de la langue de Molière peuvent également profiter d’un parcours facultatif de :  L’objectif est de permettre aux apprenants de communiquer clairement en français au quotidien pour qu’ils puissent réaliser les démarches administratives de façon autonome et intégrer pleinement la société française tant au niveau social que professionnel. Dématérialisation des formations linguistiques de l’OFII  Ces formations se déclinaient en 4 points : Cependant, l’OFII a annoncé la dématérialisation de ses cours de français d’une durée de 100, 200 et de 400 heures durant l’été 2025. Seuls, les signataires du CIR non scolarisés et ayant besoin d’une formation de 600 heures pourront poursuivre leur apprentissage en présentiel. Le reste sera orienté vers une plateforme numérique dédiée. Interviewé par InfoMigrants, le directeur général de l’OFII Didier Leschi explique que cette solution est avantageuse et économique pour les individus exerçant une activité professionnelle et résidant loin des lieux de formation. Il ajoute aussi que le nombre d’heures ne sera plus limité et qu’il y aura des contrôles de l’évolution de l’apprentissage de chacun.  Un avis que beaucoup d’associations ne partagent pas. Marianne Bel, responsable de projet à La Cimade et membre du collectif interassociatif Le Français pour tous s’inquiète d’une rupture dans les formations.  Pour cette dernière, “cela remet en question l’égalité des chances. Il faut avoir du temps pour l’apprentissage en ligne, un espace à soi où l’on peut s’isoler pour travailler, ne pas être perturbé, etc. C’est compliqué”. Le collectif souligne également que l’intelligence artificielle prendra la place du professeur dans cette nouvelle modalité alors que “l’apprentissage d’une langue ne peut être dissocié de l’accueil et d’interactions humaines”. Les MOOC “Vivre en France” sur France Université Numérique (FUN) Vous pouvez aussi suivre les cours de français proposés par France Université Numérique (FUN) et l’Alliance Française. Les conditions ? Une connexion internet et une bonne dose motivation. Le reste est gratuit. Appelés MOOC “Vivre en France”, ces formations en ligne vous permettent d’atteindre les niveaux de français A1, A2 et B1 du cadre européen commun de référence pour les langues dit CECRL. Elles entrent également dans le cadre du parcours d’intégration républicaine et s’adressent donc aux étrangers primo-arrivants (titulaires d’un premier titre de séjour datant de moins de 5 ans) signataires du CIR.  Voici un tableau descriptif des différents modules existant pour vous permettre d’avoir un aperçu des cours. MOOC Vivre en France – A1 MOOC Vivre en France – A2 MOOC Vivre en France – A2-B1 MOOC Vivre en France –B1 Public Débutants n’ayant jamais appris le français ou ayant suivi seulement un cours Étrangers :– ayant le niveau A1,– ayant suivi le MOOC “Vivre en France” – niveau A1,– ayant 80 à 100h d’apprentissage. Étrangers ayant un niveau égal ou supérieur au niveau A2 Étrangers : – ayant le niveau A2,– ayant suivi le MOOC “Vivre en France” – niveau A2,– ou ayant 180 à 200 heures d’apprentissage. Inscription fun-mooc.fr/fr/cours/vivre-en-france-a1Du 31 mars 2025 au 01 avril 2026 fun-mooc.fr/fr/cours/vivre-en-france-a2Du 31 mars 2025 au 31 mars 2026 fun-mooc.fr/fr/cours/travailler-en-france-a2-b1Du 31 mars 2025 au 01 avril 2026 fun-mooc.fr/fr/cours/vivre-en-france-b1Du 31 mars 2025 au 01 avril 2026 Séquences 17 séquences d’une durée de 3 heures chacune. 18 séquences d’une durée de 4 heures chacune. 22 séquences d’une durée de 4 heures chacune. Contenus – Visionnage de vidéos et écoute de documents audio– Lecture de textes administratifs et de la vie quotidienne– Écriture sur divers sujets– Apprentissage de la grammaire et du lexique via des vidéos et activités interactives – Visionnage de vidéos et écoute de documents audio– Lecture de textes administratifs et de la vie quotidienne– Écriture sur divers sujets– Apprentissage de la grammaire et du lexique via des vidéos et activités interactives Apprentissage axé sur le monde du travail :– recherche d’emploi,– dépôt de candidature,– entretien,– intégration,– travail en équipe,– etc.  Découverte des secteurs professionnels qui recrutent : – restauration,– hôtellerie,– bâtiment,– santé,– service à la personne,– etc. – Visionnage de vidéos et écoute de documents audio– Lecture de textes administratifs et de la vie quotidienne– Écriture sur divers sujets– Apprentissage de la grammaire et du lexique via des vidéos et activités interactives Déroulement Vous êtes libres de prioriser les séquences et les activités que vous voulez.Vous pouvez suivre les cours avec votre ordinateur, smartphone ou tablette. Objectifs – Maîtrise des bases du français,– Être capable de se présenter, de demander son chemin, de faire des courses et de réaliser diverses tâches quotidiennes en toute autonomie. – Meilleure appréhension des aspects de la culture française (traditions, habitudes quotidiennes, etc.)– Être plus à l’aise avec les situations courantes (prise de rendez-vous médical ou autre) – Être capables de rédiger un CV et une lettre de motivation,– Comprendre une offre d’emploi,– Passer un entretien,– Échanger avec des collègues,– etc. Découverte des aspects plus poussés de la vie en France :– règles de la vie citoyenne,– monde du travail,– démarches administratives– droits et devoirs. Être en mesure de s’exprimer sur différents sujets comme le sport, les spécialités régionales, la nature, etc. Issue Vous serez évalués par l’équipe pédagogique de la plateforme. Un badge de réussite, n’ayant pas la valeur d’une certification, vous sera délivré. Et si vous êtes étudiants et prévoyez de poursuivre votre cursus universitaire en France, sachez que l’Université Grenoble Alpes (UGA) propose le Mooc2Move, une formation linguistique dédiée de 6 semaines. Le cours de français, divisé en 6 modules indépendants, a pour but de simplifier votre immersion dans le système universitaire de l’Hexagone : communication avec les enseignants et le personnel administratif, compréhension de données, recherches documentaires, etc. Il

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